Les Bouchons Font Débat

Qu’ils soient en plastique, en synthétique, en liège ou simplement constitués d’une capsule, les bouchons des bouteilles de vins font débat. Entre tradition et innovation, c’est le grand écart pour les vignerons! Vite, décantons la situation!

Tradition et noblesse. Depuis plusieurs siècles, le bouchon de liège truste la pôle position sur les bouchons de bouteilles de vin. Composé d’une matière plutôt élastique, il est facile à insérer et à enlever du goulot, il permet les échanges gazeux avec l’extérieur tout en restant hermétique! Des conditions idéales pour conserver le vin…

L’excellence a un prix. Si le bouchon de liège semble être la meilleure solution pour conserver son vin, il possède tout de même certains défauts… Le processus de fabrication est long et son prix est assez élevé. De plus, selon la qualité du liège utilisé, il peut arriver que le bouchon se dégrade et que celui-ci apporte un goût de bouchon à la bouteille, ce qui le rend peu agréable à boire.

Achetons du vin et croisons les doigts. Le goût de bouchon est un problème qui peut devenir épineux, surtout quand le prix de certaines bouteilles excèdent plusieurs dizaines ou centaines d’euro… A noter que ce phénomène touche moins de 10% des bouteilles.

La panacée? Pour éviter tous les précédents problèmes, et pour répondre à une demande grandissante du marché, de nouveaux bouchons tentent de s’imposer face au traditionnel bouchon de liège, bouchon synthétique, à vis, à capsules ou encore en verre, ils prennent de plus en plus de place dans les rayons de nos cavistes et certains proposent des coûts plus bas que la concurrence, tout en éliminant le goût de bouchon.

Le synthétique, c’est magique? Souvent synonyme de vin bas de gamme, on les retrouve en grande partie sur les vins destinés à l’exportation. Ils sont peu adaptés aux vins de garde, puisqu’ils ne permettent pas d’échanges gazeux avec l’extérieur , tandis que leur étanchéité à long terme est remise en cause. Ils sont donc en grande partie réservés à des vins jeunes.

Pro-synthétique ou Pro-liège la bataille fait rage. Les pro-lièges défendent bec et ongles leur écorce, en créant un logo pour permettre aux consommateurs d’identifier facilement une bouteille équipée d’un bouchon de liège. En réponse, j’entends déjà les pro-synthétique nous sortir « le plastique c’est fantastique et en plus on recycle! »…

What’s next? J’aurais tendance à dire qu’il existe un marché pour chaque type de bouchons et que les deux peuvent donc co-exister grâce à des vins aux positionnements différents. Au final, le plus important c’est que l’on prenne du plaisir en buvant notre verre de vin quelque soit le bouchon utilisé!

Vous préférez les bouchons en liège ou en synthétique?

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Bring Your Own

C’est souvent dans les vieux pots qu’on fait les meilleures recettes… Le marketing ne déroge pas à la règle et certaines associations de restaurateurs tentent de mettre au goût du jour le  BYO, entendez par là Bring Your Own Bottle/Wine!

BYO. Souvent utilisé par les restaurateurs ne possédant pas de licence pour vendre de l’alcool dans les pays anglo-saxons (infos), le BYO est la solution pour ne pas priver la clientèle d’un petit verre d’alcool…

Grâce au BYO, les clients peuvent apporter leur propre bouteille dans leur restaurant préféré sans frais supplémentaire. Si le BYO permet de fidéliser une certaine clientèle faisant attention à ses dépenses, elle réduit en grande partie la marge du restaurateur et les rend encore un peu plus précaires…

Le consommateur s’adapte en fonction des prix. Face aux prix élevés des bouteilles de vins, la clientèle change de comportement en restreignant ce type de dégustation au profit de la dégustation au verre (via), plus accessible et qui permet à chacun d’avoir un vin en accord total avec son met…

Le droit de bouchon. A mi-chemin entre le BYO et la vente de vin, se trouve le droit de bouchon, une pratique permettant au client d’apporter sa bouteille dans un restaurant en échange d’un droit de bouchon (petite participation financière), qu’il devra reverser au restaurateur en compensation.

Quelle solution retenir? Un restaurateur ne réalisant aucune marge sur l’alcool (BYO) ou en ayant de faibles revenus (droit de bouchon) aura des difficultés à atteindre un seuil de rentabilité important. Le BYO est donc à utiliser avec parcimonie pour éviter les gros manques à gagner. Cependant, il peut-être intéressant d’exploiter cette tendance pour organiser une soirée BYO par semaine pour marquer le coup, et ainsi attirer de nouvelles personnes à votre table!

Alors tentez par le BYO?

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