La Religieuse au Purgatoire?

A force de nous gaver de macarons, on en oublierait presque que le marketing s’adapte aussi parfaitement à d’autres pâtisseries. Les éclairs, les galettes et les bûches de Noël ont régulièrement leur moment de gloire, mais qu’en est-il de la fameuse religieuse?      La religieuse serait-elle au purgatoire?

Véritable pâtisserie canaille, la religieuse c’est avant tout une gourmandise ludique. Une dégustation à deux étages qui s’effectue en deux étapes. Un premier chou classique par sa taille, facile à manger, fixé sur son piédestal par quelques gouttes de crème pâtissière.

Sous les pavés la plage! Le premier choux domine un second chou plus volumineux et plus gourmand, qui se déguste façon hamburger (à deux mains et en s’en mettant partout) c’est toujours meilleur!

La religieuse tu l’aimes ou tu la quittes! La religieuse… Un nom qui pourrait être l’objet d’une belle campagne de communication, on imagine déjà le slogan « Même les prêtres craquent pour elle… La religieuse ». Une campagne sulfureuse et polémique, un buzz à portée de main!

Les déclinaisons de la religieuse. Tel son grand frère l’éclair, elle peut se décliner en différentes tailles et en de multiples parfums. Sucrée ou salée, la religieuse a de nombreux atouts à faire valoir. Malheureusement, elle est sous exploitée par les grands pâtissiers à mon goût, malgré de beaux efforts de Ladurée (ci-dessus)!

Le cœur de la meule. Pour la rendre plus pratique à déguster, j’imagine qu’un nouveau format adapté à la streetfood ou à la fingerfood est indispensable. Pourquoi ne pas proposer dans un simple étui (comme pour les macarons), le meilleur du meilleur, c’est à dire: le choux supérieur de la religieuse en différentes déclinaisons de parfums? A bon entendeur…

Êtes-vous plutôt éclair ou religieuse?

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A Monaco, Les Sujets du Prince Régalent!

Oubliez vos plans BBQ, pique-nique et autres sorties au parc… le week-end prochain sera Monégasque ou ne sera pas! Les annonceurs nous réservent quelques exclusivités à déguster sur le rocher! A Monaco, les sujets du prince régalent!


La merveilleuse cité d’or. Une myriade d’établissements monégasques frétillent face à l’imminence du mariage. Pour la plupart, c’est un gros coup à jouer pour engranger une petite fortune et une grande notoriété en l’espace d’un week-end exceptionnel. Tels Crésus et Midas, les annonceurs de la principauté sont dans les starting-blocks!

Le rocher a du flair! Pour sentir les bons coups, les annonceurs monégasques ont le nez creux! Se servir du mariage princier pour s’attirer un gros coup de projecteur est une excellente idée… Le tout étant de proposer une idée qui tienne la route, chose que la plupart des annonceurs ont réussi à faire!

Ducasse rôle à part. Le chef du Louis XV à Monaco est plus qu’un simple annonceur, il fait parti des fidèles amis de la famille royale. Pour l’occasion, il officiera donc derrière les fourneaux et concoctera le dîner pour la bagatelle de 450 convives. Au programme un menu méditerranéen pour coller au cadre et à l’ambiance…

The place to beer! La Brasserie de Monaco a mis au point une bière spéciale, à la robe délicatement rosée et couronnée d’une mousse nacrée, évoquant à la fois l’Amour et le drapeau Monégasque… Cette recette unique (brassée en quantité limitée) est à base de bière blanche et de baies d’airelles fraîches. Elle sera offerte aux résidents monégasques qui assisteront au mariage, encore faut-il être invité…

Ladurée évidemment. Pour marquer le coup, Ladurée propose une création de deux macarons inédits, aux subtils parfums de goyave et de framboise-anis, dans un coffret réalisé en série limitée, de couleur ivoire et or, griffé des prénoms du couple ainsi que des armoiries princières…

Fauchon & co veulent leur part du gâteau. Mister F. quand à lui n’est pas en reste avec son éclair monégasque. De son côté, l’Atelier du glacier proposera une glace au Champagne. Et pour conclure, vous trouverez aussi au café de Paris et à l’hôtel Novotel, des cocktails originaux, spécialement élaborés pour l’occasion. Pour tout savoir sur le déroulé des évènements du week-end prochain, c’est ici!

Avec cette révolution de palais, attention à ne pas tomber dans le mariage sponsorisé, monsieur le prince!

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Ca plane pour Michalak et Buzz l’éclair!

Le parc Disneyland Paris travaille son image et son offre produit food, en s’associant  régulièrement à des grands chefs, afin de proposer des produits exclusifs dans ses parcs d’attraction. Dernier partenariat en date, Christophe Michalak et Buzz l’éclair!

On se souvient que Ladurée et Thierry Marx s’y étaient essayés... D’ailleurs, la dernière association de Disney avec Thierry Marx avait vu naître pas moins de 3 friandises classiques, mais entièrement revisitées par le nouveau chef du Mandarin impérial à Paris. Pims vous en parle ici. Cette opération semble avoir porté ses fruits, puisque cette fois c’est Christophe Michalak, le chef pâtissier du Plaza Athénée qui s’y colle!

Le produit quant à lui, est un éclair au caramel beurre salé. Il  reste un plaisir plutôt accessible à 4,50€, si l’on considère que c’est la création d’un champion du monde de la pâtisserie. L’éclair est uniquement disponible depuis le 2 avril dans certains restaurants du parc. On notera que l’effort de création est tout de même moins poussé que celui de Thierry Marx… Je laisse Christophe Michalak vous présenter sa création dans la vidéo qui suit:

Niveau marketing, c’est du classique. C’est un simple co branding, où les deux partis bénéficient de l’image et des valeurs de l’autre. Disney bénéficie de l’image haut de gamme et créative de Michalak, tandis que le pâtissier améliore encore un peu plus sa notoriété et sa visibilité, spécialement auprès de nos chères têtes blondes…A noter que le personnage de Buzz l’éclair n’a pas été choisi au hasard, puisque Toy Story 3 ne tardera pas à débouler dans les salles de cinéma. Une opération qui permet de préparer habilement le terrain!

Ce produit vous tente t-il? Qui est le prochain chef sur la liste pour une opération séduction made in Disney?

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Co-Branding Culinaire chez Mickey

Mickey revient en force ces derniers temps, avec des opérations marketing sur tous les fronts et surtout en cuisine. Pas besoin d’aller jusqu’à Marne La Vallée et Disneyland pour en savoir plus… Quoi de neuf au pays de la souris aux grandes oreilles?

Mickey et sa bande en quête de clients. Quand on a le potentiel commercial de la firme de Walt Disney, il est essentiel de constamment rester au contact de ses clients. Pour les atteindre, le marketing est un outil indispensable. Le co-branding est une des techniques marketing utilisée par Disney pour accroître sa visibilité sur des marchés où la marque est peu présente. Mickey et l’agroalimentaire, pas vraiment le même marché mais un objectif commun: être le top of mind!

Premier co-branding: Mickey et Jean Caby. Les produits dérivés sont le cœur de l’opération lancée par Disney. C’est donc une gamme de produits Jean Caby à l’effigie de Mickey qui arrive dans les rayons de nos supermarchés. Pims, le blogger du site Miamz, vous en dit plus sur le sujet ici. La cible commerciale de Disney reste les enfants. Ce qui me marque dans cette opération, c’est que Disney va atteindre son cœur de cible, les enfants à travers les réels acheteurs, les parents. Il est évident que l’avis des enfants fera la différence, lorsque les parents hésiteront entre deux paquets de jambon à un prix équivalent. C’est la valeur ajoutée qu’apporte Disney à Jean Caby. De son côté, Mickey reste dans tous les esprits, celui des enfants comme celui des parents.

Deuxième co-branding: Mickey et Ladurée. Ladurée est connu et reconnu pour ses macarons, un produit haut de gamme qui est très tendance dans la capitale. On peut dire que la clientèle de Disney n’est pas vraiment la même que celle de Ladurée, Il est donc intéressant pour ces deux enseignes de collaborer afin de bénéficier de l’intérêt de la clientèle de son partenaire. Pour cela, Philippe Andrieu (chef chez Ladurée) a mis au point un macaron (chocolat vanille framboise) en forme de tête de Mickey, c’est à dire trois macarons, un central représentant la tête et deux autres plus petits pour remplacer les oreilles. Ce macaron est disponible pour une durée limitée dans les restaurants Disneyland Walt’s et California Grill (12€ en dessert) et à la boutique Ladurée des Champs-Élysées (14€)  du 4 au 10 mai 2009.

Au final, le co-branding s’avère être une arme fatale qui est profitable pour Disney et ses partenaires. En y réfléchissant, le consommateur peut se sentir manipulé, particulièrement pour le co-branding avec Jean Caby, car il est influencé par les attentes de ses enfants.

Vous êtes-vous dejà senti manipulé par ce type de campagnes publicitaires?

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La Galette un Eldorado

La nouvelle année est arrivée et comme chaque année elle entraine dans son sillage  les rois mages. Pour fêter l’évènement de l’épiphanie, la tradition est de manger la galette des rois. Une tradition très marketing qui fait de la galette un Eldorado. Explications.

On ne compte plus les diverses sortes de galettes et les accompagnements qu’il existe; nature, aux pommes, aux amendes, à la crème de noisette et aux écorces d’orange. Ladurée nous gratifie même d’un gâteau des rois brioché, aux zestes de cédrat et cédrats confits en plus de sa classique galette feuilletée aux amendes. Quant à lui, Eric Kayser a choisi d’autres parfums pour égailler la galette, aux trois saveurs, en hommage aux trois Rois Mages : abricots rôtis au miel, crème d’amandes et quatre épices. Lenôtre a opéré une double fusion du macaron et de la galette, ce qui donne pour résultats, la galette Macaron-Tonka, l’union du macaron au caramel, délicatement lové dans un léger feuilletage et une crème d’amande parfumée à la fève de Tonka; la galette Macarré-Framboise, un mix de macaron framboise et de framboises que l’on découvre au cœur de la galette. Pour terminer Pierre Hermé, l’un des pâtissiers dont la notoriété ne cesse de grandir, a adapté  comme à son habitude son gâteau maison l’ispahan pour l’évènement. Il ne s’est pas arrêté là et à réinterprété les choses à sa façon : « moins de sucre, plus de saveurs fruitées avec en plus le côté très onctueux de la crème mousseline au fruit de la passion qu’il préfère à la traditionnelle crème pâtissière. » Peu importe vos goûts, il existe une galette pour vous.

La classique à la frangipane reste tout de même le produit le plus vendu en général. Alors une question se pose, « Comment vendre plus de galettes classiques? » Les boulangers ont pensé à tout le monde, les familles nombreuses, les couples ou encore les célibataires. Chacun a des besoins différents, difficile de manger seul une galette entière. La solution est très simple, mettre en vente des galettes individuelles. Éternels insatisfaits, les boulangers et autres pâtissiers ont d’autres subterfuges pour vendre des galettes.

Qui dit galettes, dit fèves. Les fèves font l’objet d’une attention particulière pour beaucoup de consommateurs (les fabophiles), il est évident qu’une jolie fève attire plus facilement des clients versatiles. Comme si une seule fève ne suffisait pas, il a fallu exploiter ce nouveau filon. Pour que le client revienne acheter plusieurs galettes, les séries de fèves ont fait leur apparition; un thème spécifique ou des personnages, tout est bon pour manger de la galette. Ladurée a l’habitude de proposer des collections de fèves très appréciées et très recherchées par ses clients. Les boulangers créent le besoin chez le consommateur, celui-ci reviendra chez le même boulanger, pour avoir une fève de plus de la même collection. Autre opération marketing qu’il m’ait arrivée de constater, une galette 6 à 8 personnes achetée, une bouteille de cidre offerte. De quoi étancher sa soif après ce frugal dessert.

L’originalité au pays des rois. L’opération la plus séduisante qu’il m’ait été donnée de voir reste la chasse à l’or. Je m’explique, de plus en plus de boulangers organisent un évènement autour d’un concept simple: Lors de la conception de ses galettes des rois, le boulanger ajoute à la préparation  d’une galette un Louis d’or  ou un mini lingot en guise de fève. L’opération est victime de son succès et de plus en plus de boulangers laissent glisser l’or entre leurs doigts.

Un simple calcul nous éclairera sur le coût d’une telle opération. Exemple pour un lingot ou un Louis d’or d’une valeur de 100 euros ajouté tous les jours dans une des galettes.  Nous imaginons que le boulanger augmente ses ventes  de 25% grâce à cet évènement et que le prix moyen de la galette classique est de 20€. Étant donné que le boulanger vend  pendant cette opération en moyenne une vingtaine  de galette par jour et cela pendant un mois, le coût de l’opération serait de 24000€ moins les 6000€ de lingots, soit 18000€. Bien sûr il faut ôter à ce prix, le coût du travail et les matières premières que j’estime à 8000€, nous arrivons au final  à un bénéfice de 10000€.

Les idées marketing ne manquent pas. Une fois toutes les idées mises en place, il n’y a plus qu’à fixer le temps de « l’opération Galette des rois ». Jamais une tradition d’une journée n’a duré plus longtemps que la galette des rois. De mi-décembre à mi-février, il est possible de trouver des galettes dans nos boulangeries. De quoi réaliser une overdose avant l’année suivante.

Le prix de la galette. Avec l’augmentation du prix des matières premières, les boulangers doivent redoubler d’effort pour proposer leurs galettes à des prix raisonnables. De plus, la concurrence des hypermarchés est importante. Je constate des prix entre 45 et 55€ pour une galette 8 personnes chez les grands boulangers cités un peu plus haut. Des prix relativement moins chers dans les boulangeries classiques, de l’ordre de 10 à 30 euros pour les plus grosses. Toutes les opérations marketing sont donc les bienvenues pour vendre les galettes. La chasse à l’or a déjà commencé chez beaucoup de boulangers-pâtissiers parisiens et provinciaux, alors tentez votre chance!

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