Sushi Fever
jan 30, 2009 Agroalimentaire, Food & Restauration
La vague sushi ne cesse de déferler en France, de nombreuses boutiques de sushis à emporter ont éclos un peu partout en région parisienne, Nina Sushi, Sushi Shop, Sushi West, Planet Sushi et la liste est encore longue. Tout est bon pour attirer le client, quitte à vendre tout et surtout n’importe quoi…Overdose
Revenons aux bases, le sushi est une préparation traditionnelle Japonaise, à base de riz et non de poisson comme beaucoup le pense. Aujourd’hui je constate que le sushi a perdu son côté traditionnel pour devenir un business juteux. Fini les préparations simples cuisinées par un véritable maître sushi (9 années d’étude), dans ces nouvelles enseignes vous apprenez en quelques jours à faire des sushis, maki et autres yakitori, pour les servir aux clients. C’est l’usine à Sushi.
La tendance. Il y a encore peu de temps, personne ne mangeait de sushis, ou peut-être juste une élite de connaisseurs. Vos amis vous ont convertis, vous avez avez convertis vos amis, à présent tout le monde a essayé et y retourne régulièrement. Un phénomène de société, la mode Sushi, même les peoples se vantent d’adorer les sushis. En mangeant des sushis vous êtes tendance. Le sushi le meilleur ami de la star. Seul une poignée d’irréductibles résistent encore à l’envahisseur. Le bouche à oreille et le marketing ont donc bien accompli leur travail. N’hésitez pas à lire ou relire l’un de mes premiers articles sur le « marketing sushi ».
Tout le monde n’aime pas le goût du poisson cru. Comment attirer les personnes qui n’aime pas le poisson cru dans des boutiques de sushi? Très simple, les restaurateurs vont commencer à vendre des sushis et makis originaux, « Maki Poulet Mayo », « Maki Tomates séchées Chèvres » et même « Maki nutella ». Quand le goût du poisson ne pose pas de problème, certains évoquent le fait qu’ils n’aiment pas le goût de l’algue, la solution selon Planet Sushi est de remplacer l’algue par une fine couche d’omelette. On est bien loin de l’esprit traditionnel japonais, la magie se dissipe petit à petit avec les « innovations sushi » sauce business. A quand un maki » Kebab Tomate Salade Oignons »?
Est-ce que c’est bon? Si vous aimez ce qui est grossier, cher et pas exceptionnel au goût pourquoi pas… Mais sinon allez directement chez un vrai Japonais, goûtez aux charmes de la tradition. Un spectacle où le cuisinier a décroché le premier rôle. Le prix? Pas forcément plus cher que les « prêt à manger » qui exercent des prix exagérés par rapport à la qualité. Seul souci il faut se déplacer, hé oui bien manger ça se mérite…
La collaboration Lignac-Sushi Shop. Qui revoilà? Cyril Lignac évidemment. Le Chef est dans tous les bons coups. Il compose une série de maki pour Sushi Shop, la franchise aux sushis qui s’étend dans les banlieues riches. « Maki saumon-avocat, légèrement épicé et douceur d’ananas », « California tartare de thon gingembre, avocat et pamplemousse rose », « California crevette à la façon thaïe », « California thon cuit, mayonnaise au citron vert, pomme verte et cresson », « Sushi tartare de St Jacques sauce miso », « California tartare de boeuf à la coréenne et poire ». Le mélange sucré-salé est omniprésent dans ces créations. Les prix sont corrects 6€ mais quel est l’intérêt de manger des « sushis Lignac » s’ils ne sont pas réalisés par le chef lui même? Assurément un coup de pub rien de plus. Tout comme le trop jeune designer auto-proclamé, John Dodelande, qui « crée » les sushis Nutella banane ou fraise pour l’enseigne Planet Sushi, du grand n’importe quoi.
Tentez l’expérience, « je fais mes propres makis ». Pourquoi ne pas tenter de réaliser soi-même des sushis et des makis? Bien sûr nous n’avons pas l’expérience d’un maître sushi, mais on n’est jamais mieux servis que par soi-même. Surtout que les aides ne manquent pas, livres pour apprendre à faire les sushis ou encore les jeux-video « leçons de cuisine ». Le marketing se fait un plaisir de nous aider. Vous n’aurez pas besoin d’un grand chef pour vous dicter la garniture de vos rouleaux de maki, soyez originaux en respectant un minimum l’esprit sushi… Le tout est de faire attention à ne pas être victime d’une « overdose sushi ».
Que pensez-vous de cette « Sushi Fever »? Avez-vous essayé de faire vos propres makis? Quelles sont vos impressions?
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Invasion Sushi!
nov 29, 2008 Food & Restauration, Marketing
Cela fait maintenant quelques années que le phénomène sushi s’est répandu dans notre bon vieux pays et dans le reste du monde, bien que quelques restaurants traditionnels en proposaient déjà à l’époque, l’invasion Sushi a gagné tout le territoire grâce au développement des magasins de ventes à emporter. Le soucis d’un marché en croissance et qui va arriver à maturité va être de se différencier de la concurrence.
Place au Marketing Sushi!
A Sydney, tout d’abord, l’escalator à Sushi. Dans un centre commercial, un magasin « Sushi Roll » n’arrive pas à attirer de potentiels mangeurs de sushis, sashimis, et autres makis. Le magasin se situe devant un escalator. L’agence australienne JWT, a l’idée d’intégrer à l’escalator une ligne de stickers représentants des sushis! Cela nous rappelle tout de même le concept de kaitenzushi dit aussi sushi-tournant dans les bars à sushi.
Exemple en image:
Exemple en vidéo:
Pour beaucoup de personnes le return on marketing investment (ROMI), est difficilement appréciable, dans l’exemple ci-dessus, la preuve est flagrante qu’avec peu de moyen on peu réaliser de belles opérations; le restaurant en question à réalisé une hausse de 38% de fréquentation de l’établissement, toujours d’après l’agence JWT. Encore une bataille gagnée par les sushis!
Lorsque les moyens financiers ne permettent pas de réaliser une campagne marketing importante, la ruse et l’originalité peuvent vous aider.
Au Quebec, l’enseigne « Yuzu » de vente à emporter (VAE), a profiter du fait de disposer d’une voiture pour réaliser sa publicité. Si ce moyen ne va peut-être pas améliorer considérablement les ventes de l’entreprise, il pourra problablement en améliorer l’image en mettant en avant son originalité.
Au moment où la cible va assimiler ce message publicitaire et avoir l’envie de manger des sushis, cette personne va associer l’idée agréable de manger des sushis à cette enseigne. A n’en pas douter, les embouteillages sont une aubaine pour ce restaurateur!
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