Un Dîner Presque Parfait: Les Bons Ingrédients
jan 24, 2009 Marketing
La chaine télévisée M6 ne cesse de grappiller des parts d’audimat auprès des grandes chaînes. Des programmes destinés principalement aux jeunes, émissions musicales, séries, magazines d’actualités et ce qui nous intéresse plus particulièrement la cuisine… Côté cuisine, le plus grand succès de la chaine reste sans doute l’émission « Un dîner presque parfait ». Sur quoi se base ce succès? Quels sont les ingrédients qui font que cette émission réalise les meilleurs scores d’audience, sur une plage horaire où la concurrence fait rage? Décryptage.
Un concept accrocheur. Tout droit venu de l’autre côté de la Manche, le concept fait mouche. « Une compétition d’un nouveau genre, mêlant art de recevoir, décoration et talent culinaire, où chaque candidat doit faire preuve de générosité et de créativité pour étonner ses invités ! Ils sont cinq, ils habitent la même région, ils ne se connaissent pas et pourtant, ils vont s’inviter à dîner à tour de rôle pendant toute une semaine pour remporter le titre du meilleur hôte. Chaque soir, un candidat différent reçoit ses adversaires. Au terme de ces 5 jours de compétition, seul l’un d’entre eux sera sacré champion et remportera un chèque de 1 000 euros. »
Une cible large. Pour que le programme soit regardé par un maximum de spectateurs, il faut que celui-ci concerne une cible large. La règle est respectée puisque les candidats sélectionnés sont en général d’âges et de sexes différents. Les sélectionnés habitent tous la même région, ce qui d’un point de vue logistique est plus pratique et surtout permet de donner une identité et des valeurs communes aux candidats. Le processus d’identification fonctionne parfaitement, que vous soyez un homme ou une femme, jeune ou moins jeune vous trouverez toujours une personne qui vous ressemble dans les candidats. Le casting est assez complet, célibataire, marié, rigolo, franc, tout les caractères sont de la partie pour donner une vraie cohésion à l’émission.
Le côté intimiste et exhibitionniste. Une émission « life-style » qui nous pousse à nous demander « comment ça se passe chez les autres? » La curiosité des gens est sans limite, on a l’impression de s’immiscer dans la vie des candidats, on les suit toute la journée, on les voit faire leurs courses, on apprend leurs petits secrets, on les voit de bonne humeur, souriant et heureux d’être la star du jour. Nous nous sentons même parfois complice de l’hôte quand celui-ci ment à ses invités sur les produits qu’il sert. Comparer son savoir-faire et ses techniques de cuisine sans bouger de son canapé est très séduisant pour les simples spectateurs que nous sommes.
Une ambiance détendue, Le rapport convivial à la nourriture est une des valeurs fortes de l’émission, un bon repas entre amis où les fous rires s’enchainent, est forcément un programme agréable à regarder, car il nous fait revivre nos expériences personnelles du même type. L’émission est rythmée par des musiques dynamiques, une voie-off taquine, et l’absence de tout élément stressant. Tout ça à l’heure ou les estomacs commencent à crier famine et c’est le jackpot.
La compétition, qui a t-il de plus gratifiant que d’obtenir la reconnaissance de ses amis en reportant une compétition sur les bases du savoir-être et du savoir-vivre? Le candidat a la possibilité de se mettre en avant aux yeux du monde grâce à sa personnalité et son dur labeur derrière les fourneaux. La reconnaissance est le principal objectif des candidats, mais le gain n’est pas absent pour autant…
Le gain, 1000 euro, une récompense conséquente, mais pas assez importante pour provoquer un drame chez les perdants. Le gain, s’il a le mérite d’exister n’est pas l’objet de convoitise principal des participants, il permet de rajouter du piment et un enjeu réel pour certains, la recherche de complicité et de bons moments entre amis est la valeur de fond de notre programme.
Un verdict en 3 étapes. « Pour prétendre au titre de meilleur hôte d’ « Un dîner presque parfait », il faut organiser le meilleur dîner de la semaine. En un mot, faire en sorte que les invités soient conquis et qu’à la fin du dîner, ils vous accordent les meilleures notes possibles. Chaque soir, les candidats noteront l’hôte du jour sur 3 critères : la qualité de sa cuisine, l’ambiance générale du dîner et enfin, le soin que leur hôte aura apporté à la décoration de la table. » On distingue immédiatement une tendance chère à M6 et Valérie Damidot, la décoration. Quand on trouve un filon on l’exploite à fond.
Tout se termine toujours bien. Chacun ouvre avec fierté sa petite enveloppe contenant sa note finale, un côté écolier marqué par l’impatience du résultat, une note sur 10 qui représente la moyenne de leur travail, tout pour retomber en enfance.
La fidélisation du téléspectateur. Si vous commencez à regarder une émission de ce type le lundi, votre curiosité sera piquée au vif et il est probable que le lendemain vous soyez encore devant votre écran de télévision pour suivre les aventures des autres candidats. Comme nous en demandons toujours plus, M6 rediffuse une semaine entière d’ »Un Diner Presque Parfait » le samedi midi en plein pendant « l’heure de la ménagère ». Dès fois que vous ayez raté quelque chose, vous aurez toujours la possibilité de regarder les quotidiennes en streaming grâce au site Internet M6 replay. Plus d’excuse pour manquer un épisode.
Une concurrence télévisée déjà vue. Je constate que le succès de l’émission est mérité pour plusieurs raisons, les spectateurs n’ont pas envie de se prendre la tête en rentrant du travail avec des séries vues et revues, ce qu’ils demandent c’est un peu de fraîcheur dans le paysage télévisuel français. Ce n’est pas un hasard si « Un dîner presque parfait séduit de nombreuses cibles essentielles et permet à M6 d’être la chaîne la plus regardée par les moins de 50 ans avec 25% de part de marché sur ce public ou encore 30.3% auprès des ménagères de moins de 50 ans. » d’après le site toutelatélé.com. Une victoire presque parfaite pour M6, qui pourrait voir le public se lasser un jour ou l’autre.
Y a t-il d’autres critères qui font que cette émission vous plaît? Où vous déplaît?
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Comme un poisson dans l’eau
jan 2, 2009 Agroalimentaire
Pour fêter cette nouvelle année 2009, vous avez probablement bu beaucoup de Champagne mais aussi peut-être mangé des canapés de saumon fumé, un produit très festif que l’on consomme beaucoup pour les fêtes. Choisir son saumon fumé est une vraie difficulté aux vues du nombre important de produits disponibles dans nos rayons de supermarchés et de nos étalages de marché. Comment trouver le bon produit, et mieux choisir son saumon?
Le saumon est le poisson préféré des Français. En moyenne un Français consomme deux kilos de saumon par an. La majorité des saumons que nous mangeons provient à 90% de l’élevage. Le roi des poissons à l’état sauvage se fait de plus en plus rare, certaines espèces sont même en voie de disparition.
Il existe deux écoles, la première est celle de l’importation, acheter du saumon issu de fermes piscicoles (élevage de poisson par l’homme) d’origine Écossaise ou Norvégienne. Les plus grandes fermes se trouvent en Norvège, qui est l’une des premières nations à avoir développé la salmoniculture dans les années 70. La Norvège est aujourd’hui le premier producteur de saumon. Deuxième école, acheter un produit Français, issu de ferme piscicole, comme par exemple la ferme piscicole de Cherbourg, un modèle unique en France.
La différence entre ces deux écoles est assez simple. Pour s’épanouir, un saumon a besoin de plusieurs conditions. La température de l’eau où il vit, doit être comprise entre 6 et 18°c. Pour ne pas être trop gras, le saumon doit faire un effort physique continu, comme par exemple nager à contre courant. Un saumon bien musclé est un gage de qualité gustative. Pour finir, le saumon a besoin d’espace pour bouger. Le modèle Français correspond en tout point aux conditions optimales pour obtenir un saumon de qualité.
Le principal défaut des fermes Norvégiennes ou Écossaises réside dans le fait que le nombre de saumons dans les bassins de pisciculture est trop important, ce qui a pour conséquence de produire un poisson gras et moins savoureux. De plus les saumons sont souvent gavés, ce qui augmente la masse graisseuse du poisson. Cependant, une production de masse permet d’exercer des prix plus attractifs. Répondre à une forte demande et rester numéro un mondial de la production de saumon a donc des avantages et surtout des inconvénients.
Quels sont les critères pour choisir son saumon fumé?
L’étiquetage. « Il doit préciser la dénomination de l’espèce et si il a été pêché ou élevé. A chaque fois, l’étiquette doit indiquer également la zone de capture ou le pays d’élevage. A noter, dans la grande majorité des cas, les saumons fumés vendus en grande surface proviennent d’élevages de Norvège, d’Irlande ou d’Écosse. »
La couleur. « Il faut préférer les saumons dont la couleur est uniforme, signe d’une alimentation bien menée » explique la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). « Les tâches brunes doivent être rares, et la bordure de tranche ne doit pas être plus foncée. » Dans les fermes piscicoles, les saumons ont dans leur alimentation un complément alimentaire qui leur donne une couleur orangée qu’ils ont habituellement grâce à leur forte alimentation en crevettes.
Le fumage. « La DGCCRF recommande les saumons fumés dont l’étiquette précise que le fumage a été réalisé au feu de bois, que le poisson n’a jamais subi de congélation, qu’il a été tranché à la main et enfin, que le salage a été effectué au sel fin et sec. »
La chaîne du froid. « Si le saumon fumé est vendu préemballé, sous vide, il faut veiller à ce qu’il soit conservé dans des enceintes réfrigérées. Le saumon se conserve entre 0 et 4°C » souligne la DGCCRF.
La coupe. Il est préférable que votre saumon soit tranché à la main. Vous pouvez même trancher vous même votre saumon, il faut juste prendre le coup de main et avoir de bons ustensiles.
Aspects physiques. L’œil vif et les ouïes bien rouges, luisant et lorsqu’on appuie sur le saumon la marque du doigt ne doit pas rester sur la chair. Le filet comporte des stries blanches, plus elles seront larges et plus le poisson sera gras, préférez lui un saumon moins gras avec des stries fines.
Bien évidemment, le meilleur saumon restera toujours le saumon sauvage qui est rare et coûte très cher, cependant vous pourrez en trouver dans des boutiques spécialisées et épiceries fines.N’hésitez pas à vous faire plaisir pour cette nouvelle année 2009.
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Pour arroser les Fêtes Champagne!
déc 24, 2008 Agroalimentaire, Vins et Spiritueux
Il est une tradition que la plupart des gens connaissent, celle de fêter Noël et le nouvel an en buvant du Champagne. Ces bulles raffinées sont synonymes de joie. Les consommateurs sont toujours prêts à consommer pour plus de bonheur. D’où une explosion habituelle des ventes de champagnes prévue en fin d’année. Explications du phénomène Champagne!
Quelques chiffres: Selon les statistiques établies par le Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC), ce serait plus 400 millions de bouteilles vendues au cours de l’année dernière dans le monde, dont 40% dans le dernier trimestre. Le champagne peut provenir de 3 types de producteurs:
- Les maisons de Champagne, Pommery, Tattinger, Veuve Cliquot ou encore Laurent Perrier. Ce groupe représente une centaine de grandes maisons qui produisent plus de la moitié des bouteilles vendues.
- Les viticulteurs indépendants, réalisent plus d’un tiers des ventes de champagne.
- Les coopératives, Feuillate, Cvc-Nicolas, Champagne Jacquart. Il existe un total de 13000 coopérateurs qui produisent un peu plus de 15% des bouteilles vendues.
Malgré des chiffres un peu en dessous des prévisions cette année à cause de la crise économique, de la baisse du pourvoir d’achat et des fortes augmentations des prix, le secteur se porte relativement bien.
Si le secteur de la fine bulle se porte bien, ce n’est pas un hasard, Les grandes maisons de champagne font de gros efforts marketing pour réaliser des ventes supplémentaires pendant la dernière ligne droite de la fin de l’année. Toutes les caves de Champagne que vous pouvez visiter à Reims utilisent le marketing, cependant certaines maisons s’en servent plus que d’autres, spécialement Veuve Clicquot, Pommery, et Moet et Chandon.
« Le marketing est au champagne ce que le piédestal est au roi : un faire-valoir, qui n’a d’autre fonction que de mettre en valeur et d’informer sur le produit, la gamme, ses qualités, son univers. » Mercator
Veuve Cliquot optimise le marketing du luxe, si Veuve Clicquot appartient au groupe LVMH, ce n’est pas la seule marque de Champagne du groupe, des maisons comme Ruinart, Dom Pérignon, Krug, Mercier et Moet et Chandon en font partie aussi. Moet et Chandon est le leader du marché et bénéficie d’une notoriété très forte. Veuve Clicquot à côté de celui-ci occupe une position de challenger. Étant donné le savoir faire de toutes ces maisons, le positionnement ne se fait pas par rapport au goût ou à la qualité du produit mais plus en terme de vision de luxe.
Moet et Chandon a une vision du luxe « festive » et plutôt nocturne. La marque utilise de grandes icônes pour communiquer et utilise beaucoup la publicité et exploite de bonnes idées. Par exemple, l’idée très marketing de s’adapter au monde de la nuit grâce à des bouteilles individuelles que l’on boit à la paille. C’est une des tendances actuelles puisque de même Pommery s’est aligné sur ce positionnement et vend son Champagne POP, que l’on reconnait à ses bouteilles bleue et roses, à une clientèle jeune et à un prix plutôt accessible.
D’un autre côté Veuve Clicquot utilise très peu la publicité, à l’opposé de Moet et Chandon, c’est une « marque de jour ». Comme le dit Geneviève Dejoie, la responsable communication institutionnelle et Internet de Veuve Clicquot:
« La marque Veuve Clicquot joue sur l’affectif, elle accompagne les moments privilégiés à partager entre amis, c’est une marque généreuse et discrète. »
L’événementiel est le fer de lance de la marque. Les maisons de champagne font la part belle à la communication hors média. Les relations presse représentent la première cible de communication de Veuve Clicquot. Cette maison attache aussi beaucoup d’importance au marketing direct et à la communication vers les internautes, en diffusant régulièrement sa newsletter. L’histoire de la maison est un des sujets les plus abordés dans les différents médias utilisés par la marque, que ce soit sur le packaging des bouteilles ou encore dans les articles de la presse et sur internet.
Bien évidemment les marques comme Dom Pérignon ou Moet et Chandon ont un impact beaucoup plus fort sur leur cible que Veuve Clicquot grâce à des campagnes aux budgets importants. En terme de retour sur investissement, toute proportion gardée, Veuve Clicquot gagne du terrain, grâce à son envie de monter en gamme et surtout des actions marketing très fortes.
- Organisation d’un évènement sur le site du World Trade Center, un itinéraire artistique sur le thème du jaune (couleur de la maison).
- Des séries limitées de bouteilles habillées de trois sortes de cuirs
- Création, d’objets ultra-design, des visuels féériques et des co-branding avec la maison Riva et autres.
« Certains trouveront qu’une Maison de qualité perd son âme à développer des produits trop marketés », mais quand la beauté et la magie sont réunies il n’en ressort qu’une notoriété grandie.
Quelque soit la maison de Champagne, il est une chose qui s’applique à toutes, l’impossibilité de répondre entièrement à la demande. On ne peut appeler Champagne qu’un produit issu de la région Champagne, ce qui laisse peu de possibilités géographiques. De plus, les processus de production (cueillette à la main) prennent du temps et sont déjà relativement optimisés.
La solution serait l’extension de la zone d’appelation, ce qui est en cours de projet mais qui ne verra pas le jour avant minimum dix ans. D’ici là le Champagne aura coulé à flots!
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