Les Cuistots Derrière l’Appareil Photo!
juil 17, 2009 L'image du moment
Voici une nouvelle catégorie qui débarque sur le blog: « L’image du moment ».
Le principe de cette rubrique est de vous proposer régulièrement un cliché ou une image, représentant le monde actuel du Food et de la Restauration. Vous serez au courant, grâce à ces articles, des dernières tendances, du dernier endroit à la mode, de la dernière opération marketing réussie, etc…, le tout en un instant. Je compte sur vous, pour donner votre avis et vos réactions par rapport aux photos et me faire partager vos dernières trouvailles avec photos à l’appui. Préparez vos appareils photos numériques et autres téléphones portables et restez à l’affut! N’hésitez pas à me contacter pour que je publie vos photos! Voici la première image d’une série qui sera longue j’espère!
Avez-vous remarqué une baisse des prix dans vos restaurants favoris? Si oui, dans quels restaurants?
Vous pouvez aussi répondre à cette question sur la page d’accueuil du blog (en bas à droite) !
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Les Quatre Temps De La Consommation
juin 26, 2009 Food & Restauration, Marketing
Nous devons apporter à notre corps des aliments trois fois par jour pour subvenir à nos besoins, ceci dit, chaque personne consomme à son rythme… Il y a un temps pour tout… Il y a surtout: Les quatre temps de la consommation.
Pour mieux comprendre le consommateur et lui offrir une restauration adaptée, il faut étudier les moments où il est apte à consommer. Une étude du Gira sur le facteur temps dans la vie des Français est parue au cours des années 90. Elle suppose qu’il existe quatre espaces-temps, durant lesquels un individu lambda consomme. En les remettant au goût du jour ça donne ça:
« Le temps à occuper » ou « le temps à tuer« , n’est autre que le fait de combler un vide en se nourrissant à n’importe quelle heure. On peut aussi appeler ce temps : le grignotage ou la gourmandise. Cette fonction est assumée par plusieurs acteurs, les distributeurs, les commerçants monoproduits (comme les crêperies par exemple), les boulangeries et même certains fast-food. En gros, se nourrir pour compenser un manque ou comment répondre à un achat impulsif.
« Le temps nié » ou « le temps du pas le temps », le consommateur n’a pas le temps de s’assoir à une table, il est pressé. Il faut donc manger pour manger. En un petit quart d’heure, le repas est englouti. Ce temps est propice aux repas peu équilibrés et peu structurés ainsi qu’aux formules rapides. Une formule sandwich ou un fast-food à emporter feront l’affaire. Le consommateur ne cherche pas d’alternatives et achètent ce qui lui tombe sous la main.
« Le temps compté » , Un évènement planifié vous oblige à manger avant le début de celui-ci. Ce temps est connu de tous : lorsque vous allez au cinéma, vous mangez rapidement afin d’être à l’heure pour votre film. Attention à ne pas confondre avec « le temps nié », qui ne vous laisse pas le choix et seulement très peu de temps. Le temps compté vous laisse une marge temps plus importante entre 30 et 45 minutes. Ce qui laisse le temps aux consommateurs de s’asseoir à une table de restaurant.
« Le temps densifié » ou « le temps évasion », le temps qui va concerner la plupart d’entre nous, c’est le temps où le restaurant est synonyme de détente. Sortir un peu de son quotidien et décompresser dans un cadre qui vous fait voyager, tout en prenant votre temps. Loin d’être une obligation, c’est un loisir. Les restaurants à thèmes correspondent particulièrement à ce temps.
Vous reconnaissez-vous dans ces quatre temps? Lequel vous représente le mieux?
Tags: blog food, comportement du consommateur restauration, consommateurs, le temps à occuper, le temps densifié, le temps nié, les quatre temps de la consommation, Marketing, marketing restauration, restaurants, restauration
Rebranding chez Pizza Hut
juin 23, 2009 Food & Restauration, Marketing
Il est parfois difficile de trouver le nom de sa marque. Celle-ci doit correspondre aux valeurs de l’entreprise et ne pas transmettre un mauvais message. Une fois ce travail achevé, vous êtes fier… jusqu’à ce que votre marque ait pris un coup de vieux. Heureusement une solution existe… Le rebranding.
Le rebranding c’est quoi? C’est simplement le processus permettant de renommer une marque ou un produit dans le but de la rendre plus attractive aux yeux du consommateur.
Quel est le but du rebranding? Bien connu dans les entreprises ayant une mauvaise image due à leurs prestations douteuses, les dirigeants espèrent repartir de zéro en changeant le nom. Cependant le client n’est pas dupe. Si le changement de nom n’est pas suivit d’une prestation revue à la hausse le rebranding ne sert à rien. Le rebranding peut aussi servir à internationaliser sa marque, mais on exclura cette idée… Comme tout le monde le sait, Pizza Hut est victime d’un net recul sur le marché de la pizza. Le fait que les dirigeants souhaitent changer l’image de marque est très révélateur et correspond très bien à ce rebranding de secours…
Un rebranding soft?. Le rebranding de Pizza Hut reste léger sur certains points mais devient inquiétant si l’on creuse un peu. Le logo conserve la couleur principale de la marque, le rouge; le logo est très peu retouché et conserve le chapeau symbole de la marque. Seul le nom est modifié: ceci dit enlever le mot « Pizza » est quand même incroyable pour une enseigne qui vend des pizzas. Soit la marque possède assez de notoriété pour pouvoir se passer de ce qui l’a défini le mieux, le mot pizza; soit ce rebranding correspond à un élargissement de l’offre comme le fait par exemple Domino’s Pizza avec ses sandwichs. J’opterai plutôt pour une troisième hypothèse, celle de la reconquête d’une clientèle perdue au début des années 2000…
Reste à savoir quand est-ce que ce changement aura lieu en Europe et en France, étant donné que certains consommateurs s’opposent radicalement à ce changement et le font savoir… Est ce que la pression émise par ces réfractaires aura raison de la volonté de changement des dirigeants? A voir.
Que pensez-vous de ce nouveau logo? Plus attrayant que l’ancien?
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VAE et TVA 5,5%, Comment communiquer?
juin 19, 2009 Food & Restauration, Marketing
La baisse de la TVA dans la restauration est une question compliquée qui mérite toute notre attention. Aujourd’hui, je vous propose d’aborder un nouveau problème: Comment expliquer à un client qui consomme en VAE, que le prix qu’il paie actuellement restera le même après la baisse de la TVA?
Vous avez deux types de clients: les clients qui commandent sur place et ceux qui prennent à emporter. Aucun souci pour ceux qui consomment sur place, ils devraient payer un prix inférieur et donc être satisfait comme nous l’avons vu dans cet article.
Les problèmes commencent avec les clients qui commandent à emporter. La baisse de la TVA ne concerne que les consommations sur place, (anciennement à 19,6% celle-ci est passée à 5,5%). Avant cette baisse de TVA, le même produit coutait moins cher à emporter qu’à consommer sur place. Un client qui prenait à emporter bénéficiait déjà d’une TVA réduite à 5,5%, il ne verra donc pas de diminution sur son prix d’achat après la baisse de TVA. Légitimement, il se sentira désavantagé par rapport aux clients qui consomment sur place.
Il faut savoir qu’un consommateur lambda ne connait pas la différence de taux de TVA entre la VAE et la consommation sur place. De plus, le consommateur ne retient que les informations qui l’intéressent, dans notre cas, nous pouvons être sûrs que les clients seront au courant d’une baisse des prix dans la restauration, mais sans savoir exactement dans quelle situation cette baisse a lieu. Votre mission est donc de faire en sorte que le client qui consomme en VAE ne se sente pas désavantagé par rapport à un client qui consomme sur place. Comment faire?
Sensibiliser les équipes. Première chose, communiquer auprès de la force de vente. Expliquer à vos vendeurs en quoi consiste la baisse de la TVA et ce que cela implique. Ils pourront alors répondre aux clients et aiguiller le client vers l’argumentaire suivant:
Affichage en caisse. Vos équipes n’auront pas forcément le temps d’expliquer aux clients les tenants et les aboutissants de cette baisse de la TVA, il faut alors montrer explicitement à votre client son bénéfice direct, car oui il y en a un. Vous ne pouvez pas baisser vos prix pour ces clients qui commandent à emporter car le taux de TVA est déjà à 5,5%, par contre vous pouvez retourner la situation à votre avantage en mettant en évidence un affichage en caisse sur lequel est écrit » Prenez votre temps, ça ne coûte pas plus cher de manger sur place ». En payant le même prix les clients ont accès à un endroit pour s’asseoir, chose qu’ils n’avaient pas auparavant.
Attention à ne pas abuser de cette idée car votre restaurant risque d’être rempli par votre clientèle VAE et beaucoup moins par votre clientèle en salle habituelle. Vous avez besoin des deux pour maximiser votre CA. Un client VAE qui ne consomme pas à l’intérieur de votre restaurant c’est une table de libre pour accueillir de nouveaux clients. Tout est question de compromis…
Le ticket de caisse. En VAE, le contact avec le client est bref, si les techniques précédentes n’ont pas fonctionné, il vous reste une dernière chance, le ticket de caisse. Seul témoin de votre bonne volonté et de votre honneté, le ticket de caisse peut vous permettre de communiquer des informations cruciales à votre client: le prix et le taux de TVA payé. Pensez à mettre ces deux informations en évidence pour que le client comprenne bien votre démarche. La transparence des prix et la meilleure solution pour obtenir la confiance du consommateur.
Une seule et même clientèle? Si le taux de TVA est le même sur place et à emporter, sommes-nous face à une seule et unique clientèle? Hé bien non, car les besoins de vos clients sont différents. Un client qui commande en VAE souhaitera dans la majorité des cas gagner du temps tandis qu’un client consommant en salle sera moins attentif à cette variable.
Avez-vous d’autres façons de communiquer sur le sujet avec votre clientèle?
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Retour vers le Futur: Le Dîner en Blanc à Paris
juin 15, 2009 Evènements
Jeudi 11 juin 2009, la place de la Concorde faisait office de lieu de rassemblement pour un évènement hors normes: le dîner en blanc.
Après la place de l’étoile en 2008, le dîner en blanc s’est déroulé place de la concorde, l’un des lieux magiques de la capitale. Une ambiance d’autrefois, qui redonne à la place tout son éclat. Entre 5000 (de sources policières) et 10 000 (d’après les organisateurs) convives vêtus de blanc se sont donnés rendez-vous pour partager un repas convivial où chacun avait apporté » de quoi remplir son estomac.
Dans une ambiance 1930 « années folles », les convives arrivent, tables et pique-niques sous le bras. Les musiciens donnent le rythme. La tombée de la nuit laissent place aux scintillements de la ville lumière.
« Au départ il devait y avoir un côté un peu vieille France et au fur et à mesure ça s’étend, c’est très hétéroclite »
Une organisation digne d’une opération secrète. Cet évènement était à la base une simple réunion d’une dizaine de grandes familles parisiennes, voulant passer un moment privilégié dans les rues de la capitale mêlant élégance et savoir-vivre à la française. Le bouche à oreille est le seul moyen de savoir à quel endroit et à quel moment a lieu cette soirée. La tradition veut que celle-ci ait lieu un jeudi du mois de juin. Le lieu restant inconnu jusqu’au dernier moment. Ne peuvent participer à cette soirée que des personnes étant en contact avec un des membres de l’organisation. Le secret est total et même les forces de l’ordre n’ont pas vent du lieu de la soirée avant que celle-ci ne débute. A noter qu’aucun débordement n’a eu lieu.
« L’organisation est très militaire on a des sacs poubelle, on jette tout et on laisse la place nickel, comme si rien n’avait existé ».
Comme si de rien n’était… Cela fait plus de 20 ans que cette soirée est organisée une fois dans l’année et de plus en plus de monde s’y retrouve (cela est probablement du à l’évolution des technologies qui permettent de diffuser les informations de plus en plus rapidement mais aussi à la notoriété de l’évènement qui ne cesse de prendre de l’ampleur). Au petit matin aucune trace n’est laissée par les convives, c’est comme si rien ne s’était passé. Un retour vers le futur réussit.
Pour plonger au cœur de la soirée…
« C’est un rendez-vous élégant pour retrouver l’art de vivre à la française », a déclaré à l’AFP Hélène, une jeune Parisienne travaillant dans l’audiovisuel.
Une soirée « sauvage » qui dégage une image très positive. Dommage qu’aucun sponsor ou marque n’arrive à accrocher son nom sur cet évènement. Le buzz créé par cette soirée est une référence que beaucoup peuvent envier, par exemple une marque de champagne comme Pommery aurait pu mettre en avant son côté jeune et insouciant à travers un tel évènement. D’un autre côté, c’est une bonne chose que certains indépendants arrivent à se passer des sponsors pour concrétiser de tels projets…
Un évènement intemporel, qui possède un côté magique. L’un d’entre vous a t-il déjà participé à cette manifestation? Quelles sont vos impressions?
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Faten Ben Ahmed: La Gestion de Crise dans la Restauration
mai 16, 2009 Entrepreneuriat, Food & Restauration, Interview

Voici la première interview d’un professionnel de la restauration sur www.edouardborie.com. J’espère que celle-ci sera la première d’une longue série.
Aujourd’hui, Faten Ben Ahmed répond à mes questions sur la gestion de crise dans la restauration.
Vous décrire en quelques mots ? Quel est votre rapport avec la crise dans la restauration ?
Gérante d’une Agence conseil en communication, gestion de crise, marketing et création : ACTION C4

Secrétaire Générale d’un Think Tank basé à Paris et à Genève : The KITSON.
Associée à l’organisme de formation Carly Abramowitz, j’interviens sur le programme de sensibilisation à la gestion de crise que je viens de créer.
Interventions sur la gestion de crise en Écoles de commerce.
Membre du réseau EPWN (European Professional women network).
Votre rapport avec la gestion de crise dans la restauration?
J’ai été nommée responsable de la communication du Groupe Buffalo Grill fin 2002 alors en pleine crise. J’allais avoir 27 ans. Je me suis tellement investie sans compter mes jours et mes heures, ma priorité : sauver les milliers d’emplois, les familles et prestataires qui dépendent de l’enseigne, l’entreprise et sa réputation et mon patron. J’en ai fait une affaire presque personnelle.
A chaque fois que l’enseigne était attaquée, cela me donnait encore plus l’envie de me défendre. Il ne faut jamais baisser les bras, il faut rester positif et surtout montrer que l’on y croit et que l’on va s’en sortir. Pour ma part, j’étais persuadée que l’on s’en sortirait. Merci à François Picart d’avoir cru en moi. Également à Christian Picart qui m’a donné ma chance en intégrant cette superbe enseigne familiale à l’époque.
Deux ans après, j’ai été nommée Directrice Marketing et Communication du Groupe Buffalo Grill.
J’ai également vécu en 2007, la crise des faux papiers, toujours chez Buffalo Grill.
Fin juillet 2008, j’ai décidé de quitter la société Buffalo Grill pour créer ma propre société et réaliser de nouveaux challenges. On ne quitte pas un bateau quand il coule mais lorsqu’il va bien. Ce fut le moment après 9 ans d’implication et d’investissement personnels.
Quelles sont les qualités indispensables à la gestion de crise ?
Sang froid, résistance, solidité, être positif et battant.
Les individus sont vulnérables en temps de crise :
- Déstabilisés par l’événement
- Minés par le stress
- Susceptibles d’efficacité très variable dans la durée
- Aider le décideur dans sa fonction doit être le premier reflexe des acteurs de la crise
- Essayer de garder une certaine maîtrise de soi pour continuer à gérer la crise, Être à l’écoute des autres, les aider psychologiquement quand le moral baisse, rassurer… Gérer c’est aussi gérer ses émotions, les maitriser.
Peut-on prévoir la crise ? Par quels moyens ?
L’entreprise doit se préparer en amont par la mise en place d’un système de veille en interne pour identifier et donner l’alerte en cas d’évènements susceptibles de se transformer en crise. Les sources d’information étant multiples, il est important de bien vérifier l’information sans la minimiser ni l’amplifier, de l’analyser avant de mobiliser la cellule de crise.
Par ailleurs, l’entreprise se doit de mettre en place les outils et actions nécessaires au-delà du cadre législatif (respect HACCP, audits qualité par des contrôleurs internes et par des organismes externes, certification, norme iso, service consommateurs…) pour se prémunir. Car dans le cadre d’une gestion de crise alimentaire, le client ou l’opinion publique ne pardonne pas le moindre écart ou défaillance.
Ne pas oublier : Crise sans anticipation n’est que ruine de l’entreprise.
Comment motiver avec ses équipes pendant la crise ?
La motivation passe avant tout par la communication, l’information en continu auprès de ses équipes.
C’est également regonfler le moral des troupes et les rassurer en leur montrant que le bateau continue à naviguer avec son commandant et qu’il va vers la destination « sortie de crise ».
C’est aussi humaniser les discours. Dans les périodes difficiles, nous sommes dans un échange qui se veut terre à terre, humain et sans prétention.
Remercier les équipes de leur confiance, de leur courage en temps de crise. C’est reconnaître leur soutien, leur travail et leur attachement à l’entreprise.
Quelques conseils face à une gestion de crise ?
Il y a trois temps :
1er temps : Éviter la disqualification
Il est très important d’identifier rapidement la nature du problème posé pour définir le périmètre du champ d’action afin d’activer la recherche d’informations puis alerter et mobiliser l’organisation en conséquence, à savoir la cellule de crise en isolant la crise.
Établir un livre de bord,
Garder son sang-froid.
Prendre pied sur le terrain de la communication
Commencer à songer à un plan d’action
Ne surtout pas laisser un terrain ingérable
2ème temps : Avoir prise sur l’évènement
3ème temps : Conduire la communication en maîtrisant la question de l’expertise, conduire la crise jusqu’à son terme et l’après crise.
Les meilleurs moyens de redorer l’image de l’entreprise après la crise ?
Il faut pouvoir renouer la confiance avec l’opinion publique, ses clients…, et reconstruire le capital d’image, ainsi que réinsuffler auprès des salariés la confiance dans l’avenir.
Cela dépend donc de la nature de la crise. Pour une crise alimentaire dite consommateur, l’objectif pourra être de répondre à la question suivante comment rassurer autour du problème d’origine, ayant déclenché la crise ? C’est également savoir tirer des leçons/enseignements de la crise.
Il faut ainsi poser une stratégie de la marque qui puisse y répondre et ensuite la traduire par un plan de communication institutionnelle et commerciale.
Bien évidemment la relations médias est tout aussi importante : en temps de crise et « au quotidien ». Les relations presse participent pleinement à la construction de la nouvelle image.
Si c’était à refaire, changeriez vous quelque chose dans la manière dont vous avez géré la crise ?
Oui, il faut savoir tirer des leçons de la crise. Ce fut le cas en matière d’organisation et d’anticipation.
Sinon pour le reste, ce fut une belle aventure humaine et philosophique. On apprend beaucoup sur soi et sur autrui…
Quelques conseils à donner aux jeunes entrepreneurs ?
Rester positif ! Se dire que les échecs sont parfois nécessaires pour une remise en question et mieux rebondir par la suite.
Savoir s’entourer de personnes qui allient la compétence et le respect des valeurs.
N’oubliez pas que votre réussite est avant tout collective !
Donner envie aux personnes qui vous entourent ! Faîtes les participer à vos rêves de réussite et sachez les motiver et reconnaître leur implication.
Privilégier la communication, l’information et le dialogue. L’échange et le partage. Cela évite dans bien souvent des cas de conflits inutiles. Cela permet de mobiliser, de fédérer, de reconnaître les compétences, de renforcer le sentiment de fierté et d’appartenance à l’entreprise. De favoriser l’esprit d’équipe, de reconnaître les bonnes idées qui viennent du terrain.
Quels sont vos projets ?
L’une de mes citations favorites est de Mahatma Gandhi: « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. »
Aujourd’hui, j’ai plusieurs projets en cours dont l’un à portée internationale, cependant d’ici 5 ans, je me verrais bien faire de la politique.
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Atteindre mes objectifs.
Merci à Faten Ben Ahmed pour m’avoir accordé un peu de son temps pour répondre à ces questions! Bonne Chance pour la suite!
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TVA à 5,5% Mode d’Emploi
mai 8, 2009 Entrepreneuriat, Food & Restauration, Marketing
Après un long débat européen, la TVA va être réduite à 5,5% au lieu de 19,6% dans la restauration. En tant que restaurateur, comment faut-il gérer ce changement par rapport à la clientèle? Voici quelques pistes…
Vous avez plusieurs solutions pour réagir face à cette baisse de la TVA à vous de choisir celle qui vous convient le mieux.
Laisser les prix inchangés et augmenter son bénéfice directement. Le client est habitué à vos prix, parfois il ne fait même plus attention à ceux-ci, alors pourquoi ne pas juste profiter de cette baisse de TVA pour se faire un petit bénéfice supplémentaire? C’est une solution envisageable… Après tout le métier de restaurateur est assez difficile et tout le monde doit gagner sa vie. Malheureusement, certains clients font attention aux prix et sont au courant de la baisse de la TVA, ces clients peuvent se sentir un peu abusés s’ils ne trouvent pas de répercutions sur les prix et du coup ils ne reviendront probablement plus chez vous. Un choix à double tranchant.
Le compromis, le win-win ou le 50-50, appelez le comme vous voudrez. Une alternative où tout le monde y gagne. L’idée c’est de baisser un peu son prix de vente (assez pour que cela soit visible aux yeux et au porte-monnaie du client) mais de ne pas le descendre trop afin de réaliser une marge supplémentaire grâce à la baisse de la TVA. En gros, vous répercutez 50% de la baisse de la TVA sur le prix de vente et le reste c’est dans votre poche. En tant que restaurateur vous y gagnez deux choses: un bénéfice plus important et la satisfaction du client.
Répercuter intégralement la baisse de la TVA sur les prix et offrir aux clients une offre plus attractive. Ne pensez pas forcément à augmenter votre bénéfice tout de suite, vous avez survécu jusqu’ici avec une TVA à 19,6%, pourquoi ne pas continuer ainsi et faire profiter votre clientèle de cette baisse de TVA? La reconnaissance n’en sera que plus grande. C’est clairement une solution à long terme qui vous permettra de fidéliser la clientèle si vous communiquez bien sur votre action.
Prendre la décision et la mettre en évidence aux yeux des clients. Dans les deux derniers cas, il est important de mettre en évidence votre décision finale et votre positionnement. Communiquer est le moyen de faire comprendre aux clients que vous faites quelque chose dans son intérêt. Si vous avez baissé vos prix, il est bon que le client soit au courant de ce changement, sinon cela risque de passer inaperçu. La transparence des prix face à cette baisse de la TVA est indispensable pour que votre activité en soit impactée. Un moyen simple de le mettre en évidence est d’ajouter une colonne « avant après » à vos prix. Le client percevra clairement le changement de prix, ce qui ne peut-être que bénéfique pour vous car vous serez perçu comme un restaurateur qui agit dans l’intérêt de ses clients. Ce qui représente un avantage certain face à la concurrence.
Le 1/3, 1/3, 1/3. L’idée est de répartir la baisse de la TVA équitablement entre l’entreprise, les salariés et les clients. Tout le monde y gagne. Le salarié est satisfait de cette baisse et y trouve son compte avec une augmentation de salaire, le client paie un prix inférieur et l’entreprise réalise quelques bénéfices! Après il faut trouver le juste équilibre dans la répartition.
Pour quelles solutions avez-vous opté? Comment communiquez-vous à propos?
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Le Guide Malin, Un Bon Plan!
avr 28, 2009 Food & Restauration, Marketing, Salon, Vins et Spiritueux
Ces derniers mois, les Smartbox et autres box ont envahies tous nos magasins, faisant la part belle aux sorties et à la découverte de nouveaux restaurants originaux dans nos régions. Aujourd’hui, je vous propose un bon plan. Le Guide Malin!
Le guide malin c’est quoi? Un catalogue de 50 restaurants avec un choix varié (européens, asiatiques, africains, Amérique latine, restaurants à thèmes) le tout regroupé à Paris. L’avantage de ce guide? Une fois en votre possession, il vous permettra de réduire votre addition de moitié lorsque vous le présenterez dans l’un des 50 restaurants de la liste! 50% de réduction en temps de crise, ça ne se néglige pas! De plus, le guide est valable pour deux personnes, de quoi rentabiliser son achat (29,99€) dès la première utilisation.
Le Guide Malin plus avantageux que les Box classiques. Les box dites « classiques » sont à usage unique, vous laissant la possibilité de choisir une activité dans un catalogue et de réserver votre date pour réaliser cette activité. La différence notoire entre le guide malin et les autres box est que vous allez pouvoir réutiliser votre guide autant de fois que vous voudrez jusqu’à fin 2010! Vous pourrez donc aller manger une fois pour deux à moitié prix, dans chacun des 50 restaurants proposés. Le guide malin n’étant pas nominatif vous pourrez même en faire profiter vos proches! De quoi rentabiliser l’achat à coup sure.
Oui, mais? Parce qu’il faut toujours qu’il y ait un « mais ». L’initiative de proposer un tel guide à un tel prix est louable et j’espère que cette idée va se répandre pour le bien de tous. Pensez à réserver votre table pour éviter toute déconvenue et planifiez votre restaurant un autre jour que le samedi soir (le guide est valable tout le reste de la semaine) et les veilles de jours fériés. Dommage que ce guide ne soit disponible pour le moment que sur Paris agglomération (à quand de nouveaux coffrets pour les autres régions?). J’imagine que le nombre déjà conséquent de restaurants proposés sera encore plus important dans les prochaines versions, en attendant vous avez de quoi faire!
Pour conclure sur ce bon plan, sachez que ce type de guide se décline en plusieurs domaines d’activité, Hôtels, Demeures, Bien-être et Aventure. De quoi varier les plaisirs et les sorties. Le site du guide malin ici.
La tendance carte illimitée. L’émergence de cartes illimitées ou des forfaits illimités se fait de plus en plus sentir ces dernières années. La restauration n’y échappe donc pas. Loin des cartes de fidélité vite rébarbatives ou aux avantages trop faibles, les cartes illimitées donnent une impression de liberté et de plaisir qu’aucun autre support ne permet. Le guide malin est proche de ce concept de carte illimitée sans l’être réellement puisque vous ne pouvez aller dans chaque restaurant du guide une seule fois. Par contre le temps d’épuiser toutes les adresses du guide vous occupera un bon moment, imaginons que vous mangiez dans un restaurant du guide chaque semaine, il vous faudra presque une année pour tous les faire, on se rapproche clairement d’une tendance illimitée. En plus psychologiquement, la douloureuse étape du paiement du guide n’a lieu qu’une fois au début du processus ensuite ce n’est que du bonheur et des réductions à foison…
Une aubaine pour les restaurants. Ce type de guide promotionnel en cette période de crise est une réelle opportunité pour certains restaurants de se faire connaître. De plus, la clientèle a de fortes chances de devenir fidèle car le souvenir d’un restaurant est toujours meilleur quand l’addition est peu salée. Les clients peuvent découvrir grâce à ce guide de nouveaux restaurants et passer le bon plan à leurs amis. Les amis de mes clients sont mes futurs clients. Un bon filon qui va en intéresser plus d’un à coup sûr, faut-il encore rentrer dans les normes prix / qualité fixées par le guide.
Le concept de « guide réduction 50% » vous intéresse t-il? Est-ce qu’il faut s’attendre à en voir partout?
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Le Classement San Pellegrino 2009
avr 21, 2009 Food & Restauration, Marketing
Une petite mise à jour du Classement San Pellegrino. Ce classement consiste à comparer les meilleurs restaurants au monde…The S.Pellegrino World’s 50 Best Restaurants 2009 !
Ce classement reste très peu objectif cette année encore! Juste une petit mise à jour du classement mais mes conclusions restent quasiment les mêmes que pour celui de l’année dernière… On ne peut tout simplement pas classer les meilleurs restaurants du monde, les goûts de chacun sont différents et les ressentis tout autant. La subjectivité joue un rôle trop important pour se fier à ce type de classement ayant un but marketing. On peut saluer l’apparition du continent asiatique dans les 50 premiers restaurants du monde. On peut remarquer que le second de ce classement a été fermé récemment pour cause de problèmes d’hygiène. Pour le reste tout se trouve dans cet article!
Le nouveau classement 2009.
1 El Bulli, Spain (=)
2 The Fat Duck, U.K. (=)
3 Noma, Denmark (+7)
4 Mugaritz, Spain (=)
5 El Celler de Can Roca, Spain (+21)
6 Per Se, U.S. (=)
7 Bras, France (=)
8 Arzak, Spain (=)
9 Pierre Gagnaire, France (-6)
10 Alinea, U.S. (+11)
11 L’Astrance, France (=)
12 The French Laundry U.S. (-7)
13 Osteria Francescana, Italy (New Entry)
14 St. John, U.K. (+2)
15 Le Bernardin, U.S. (+5)
16 Restaurant de l’Hotel de Ville, Switzerland (+11)
17 Tetsuya’s, Australia (-8)
18 L’Atelier de Joel Robuchon, France (-4)
19 Jean Georges, U.S. (-2)
20 Les Creations de Narisawa, Japan (New Entry)
21 Chez Dominique, Finland (+18)
22 Ristorante Cracco, Italy (+21)
23 Die Schwarzwaldstube, Germany (+12)
24 D.O.M., Brazil (+16)
25 Vendome, Germany (+9)
26 Hof van Cleve, Belgium (+2)
27 Masa, U.S., (Re-entry)
28 Gambero Rosso, Italy (-16)
29 Oud Sluis, Netherlands (+13)
30 Steirereck, Austria (New Entry)
31 Momofuku Ssam Bar, U.S. (New Entry)
32 Oaxen Skaergaardskrog, Sweden (+16)
33 Martin Berasategui, Spain (-4)
34 Nobu U.K. (-4)
35 Mirazur, France (New Entry)
36 Hakkasan, U.K. (-17)
37 Le Quartier Francais, South Africa (+13)
38 La Colombe, South Africa (Re-entry)
39 Asador Etxebarri, Spain (+5)
40 Le Chateaubriand, France (New Entry)
41 Daniel, U.S. (=)
42 Combal Zero, Italy (Re-entry)
43 Le Louis XV, France (-28)
44 Tantris, Germany (+3)
45 Iggy’s, Singapore (New Entry)
46 Quay, Australia (New Entry)
47 Les Ambassadeurs, France (-2)
48 Dal Pescatore, Italy (-25)
49 Le Calandre, Italy (-13)
50 Mathias Dahlgren, Sweden (New Entry)
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Après le Brunch, le Drunch!
avr 6, 2009 Agroalimentaire, Food & Restauration
Un restaurateur se doit de saisir la dernière tendance afin de l’exploiter le plus habilement possible et d’attirer un maximum de clients. Depuis quelques temps, un mot tendance semble percer dans le monde de la restauration, ce mot, c’est le Drunch.
Une petite révision s’impose. Chez nos amis anglophones, on commence la journée par le « breakfast », notre « petit-déjeuner » à nous. Le midi, les Anglais utilisent le mot « lunch » pour désigner « le déjeuner » (attention à ne pas confondre le déjeuner avec le petit-déjeuner). Pour le soir, le dîner des Français se transforme en « dinner » de l’autre côté de la Manche. Les bases sont posées, on peut passer à l’étape supérieure.
Au fait le brunch c’est quoi? Le brunch est en fait la contraction des mots « breakfast » et « lunch ». C’est donc un repas convivial et informel, qui s’affranchit des horaires pour avoir lieu en fin de matinée jusqu’en début d’après-midi. Cela permet aux fêtards de se réveiller un peu plus tard et de profiter d’un bon repas.
Au fait le drunch c’est quoi? Même principe que le brunch, le drunch est la contraction des mots « lunch » et « dinner ». Une des principales différences notables est que le drunch a lieu en fin d’après-midi et en tout début de soirée. Le drunch est donc destiné aux gens qui veulent se coucher tôt ou aller au cinéma.
Le drunch permet au restaurateur d’ouvrir son restaurant plus tôt vers la fin de l’après midi et de proposer une sorte de premier service, qui ne l’empêche pas de conserver son activité normale en soirée. De quoi rentabiliser un maximum ses investissements et attirer une nouvelle clientèle. Le fait d’organiser un drunch est l’occasion de mettre en avant votre avant-gardisme au yeux de tous. Le concept tournant autour de la convivialité, vos clients sont psychologiquement disposés à passer de bons moments autour de votre table et associer ces bons moments avec l’endroit où ils les ont vécu, c’est à dire : Votre Restaurant.
Il serait bon pour un restaurateur d’organiser un drunch. Si j’étais restaurateur (ce que je ne suis pas encore), je verrais là une véritable opportunité marketing à saisir. C’est un nouveau concept, encore peu répandu dans nos contrées et qui fait ses preuves dans certains pays anglo-saxons comme l’Angleterre. Si vous arrivez à passer au dessus de la barrière culturelle et à prolonger l’effet de mode, vous pouvez vous retrouver en possession de la poule aux œufs d’or. La nouveauté attire tous les types de clients, en premier lieu, les « early adopters » qui suivent les dernières tendances et en parlent autour d’eux, puis ensuite par effet de mode et de buzz les suiveurs. De quoi se forger une certaine notoriété dans le milieu de la restauration. Encore faut-il agir vite et bien!
Alors au final, êtes-vous plutôt brunch ou drunch?
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