Sushi Fever

La vague sushi ne cesse de déferler en France, de nombreuses boutiques de sushis à emporter ont éclos un peu partout en  région parisienne, Nina Sushi, Sushi Shop, Sushi West, Planet Sushi et la liste est encore longue. Tout est bon pour attirer le client, quitte à vendre tout et surtout n’importe quoi…Overdose

Revenons aux bases, le sushi est une préparation traditionnelle Japonaise, à base de riz et non de poisson comme beaucoup le pense. Aujourd’hui je constate que le sushi a perdu son côté traditionnel pour devenir un business juteux. Fini les préparations simples cuisinées par un véritable maître sushi (9 années d’étude), dans ces nouvelles enseignes vous apprenez en quelques jours à faire des sushis, maki et autres yakitori, pour les servir aux clients. C’est l’usine à Sushi.

La tendance. Il y a encore peu de temps, personne ne mangeait de sushis, ou peut-être juste une élite de connaisseurs. Vos amis vous ont convertis, vous avez avez convertis vos amis, à présent tout le monde a essayé et y retourne régulièrement. Un phénomène de société, la mode Sushi, même les peoples se vantent d’adorer les sushis. En mangeant des sushis vous êtes tendance. Le sushi le meilleur ami de la star. Seul une poignée d’irréductibles résistent encore à l’envahisseur. Le bouche à oreille et le marketing ont donc bien accompli leur travail. N’hésitez pas à lire ou relire l’un de mes premiers articles sur le « marketing sushi ».

Tout le monde n’aime pas le goût du poisson cru. Comment attirer les personnes qui n’aime pas le poisson cru dans des boutiques de sushi? Très simple, les restaurateurs vont commencer à vendre des sushis et makis originaux, « Maki Poulet Mayo », « Maki Tomates séchées Chèvres » et même « Maki nutella ». Quand le goût du poisson ne pose pas de problème, certains évoquent le fait qu’ils n’aiment pas le goût de l’algue, la solution selon Planet Sushi  est de remplacer l’algue par une fine couche d’omelette. On est bien loin de l’esprit traditionnel japonais, la magie se dissipe petit à petit avec les « innovations sushi » sauce business. A quand un maki  » Kebab Tomate Salade Oignons »?

Est-ce que c’est bon? Si vous aimez ce qui est grossier, cher et pas exceptionnel au goût pourquoi pas… Mais sinon allez directement chez un vrai Japonais, goûtez aux charmes de la tradition. Un spectacle où le cuisinier a décroché le premier rôle. Le prix? Pas forcément plus cher que les « prêt à manger » qui exercent des prix exagérés par rapport à la qualité. Seul souci il faut se déplacer, hé oui bien manger ça se mérite…

La collaboration Lignac-Sushi Shop. Qui revoilà? Cyril Lignac évidemment. Le Chef est dans tous les bons coups. Il compose une série de maki pour Sushi Shop, la franchise aux sushis qui s’étend dans les banlieues riches. « Maki saumon-avocat, légèrement épicé et douceur d’ananas », « California tartare de thon gingembre, avocat et pamplemousse rose », « California crevette à la façon thaïe », « California thon cuit, mayonnaise au citron vert, pomme verte et cresson », « Sushi tartare de St Jacques sauce miso », « California tartare de boeuf à la coréenne et poire ». Le mélange sucré-salé est omniprésent dans ces créations. Les prix sont corrects 6€ mais quel est l’intérêt de manger des « sushis Lignac » s’ils ne sont pas réalisés par le chef lui même? Assurément un coup de pub rien de plus. Tout comme le trop jeune designer auto-proclamé, John Dodelande, qui « crée » les sushis Nutella banane ou fraise pour l’enseigne Planet Sushi, du grand n’importe quoi.

Tentez l’expérience, « je fais mes propres makis ». Pourquoi ne pas tenter de réaliser soi-même des sushis et des makis? Bien sûr nous n’avons pas l’expérience d’un maître sushi, mais on n’est jamais mieux servis que par soi-même. Surtout que les aides ne manquent pas, livres pour apprendre à faire les sushis ou  encore les jeux-video « leçons de cuisine ». Le marketing se fait un plaisir de nous aider. Vous n’aurez pas besoin d’un grand chef pour vous dicter la garniture de vos rouleaux de maki, soyez originaux en respectant un minimum l’esprit sushi… Le tout est de faire attention à ne pas être victime d’une « overdose sushi ».

Que pensez-vous de cette « Sushi Fever »? Avez-vous essayé de faire vos propres makis? Quelles sont vos impressions?

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Les Dix Commandements de la Nouvelle Cuisine

Je lis actuellement le dernier livre de François Simon, « Pique Assiette » aux éditions Grasset. Le critique gastronomique du Figaro n’a pas sa langue dans sa poche et nous fait part de sa vision de la gastronomie Française. Un passage du livre rappelle les 10 commandements de la Nouvelle Cuisine.

Ces 10 commandements ont été édictés par Christian Millau et Henri Gault, les deux célèbres anciens chroniqueurs devenus critiques gastronomiques (GaultMillau), ont mis au point « la Nouvelle Cuisine » des années 1960-70, « qui se caractérisait, entre autres, par la valorisation des produits, par l’attention à la cuisson et par l’élimination des sauces stéréotypées: un retour à la saveur fondamentale des aliments. »  La lucidité et la véracité de ces commandements méritent d’être partagées car il me semble qu’ils n’ont jamais été aussi vrais qu’aujourd’hui.

1 « Tu ne cuiras pas trop. »

2 « Tu utiliseras des produits frais et de qualité. »

3 « Tu allégeras ta carte. »

4 « Tu ne seras pas systématiquement moderniste. »

5 « Tu rechercheras cependant ce que t’apportes les nouvelles techniques. »

6 « Tu éviteras marinades, faisandages, fermentations, etc. »

7 « Tu élimineras les sauces riches. »

8 « Tu n’ignoreras pas la diététique. »

9 « Tu ne truqueras pas tes présentations. »

10 « Tu seras inventif. »

Tous les commandements restent viables aujourd’hui mais il est possible que de nouveaux commandements viennent se greffer à cette liste initiale. Que pensez-vous de l’ajout du commandement suivant, qui me parait être indispensable en cette période de crise?

11 « Tu baisseras tes prix ».

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Un Dîner Presque Parfait: Les Bons Ingrédients

La chaine télévisée M6 ne cesse de grappiller des parts d’audimat auprès des grandes chaînes.  Des programmes destinés principalement aux jeunes, émissions musicales, séries, magazines d’actualités et ce qui nous intéresse plus particulièrement la cuisine… Côté cuisine, le plus grand succès de la chaine reste sans doute l’émission « Un dîner presque parfait ». Sur quoi se base ce succès? Quels sont les ingrédients qui font que cette émission réalise les meilleurs scores d’audience, sur une plage horaire où la concurrence fait rage? Décryptage.

Un concept accrocheur. Tout droit venu de l’autre côté de la Manche, le concept fait  mouche. « Une compétition d’un nouveau genre, mêlant art de recevoir, décoration et talent culinaire, où chaque candidat doit faire preuve de générosité et de créativité pour étonner ses invités ! Ils sont cinq, ils habitent la même région, ils ne se connaissent pas et pourtant, ils vont s’inviter à dîner à tour de rôle pendant toute une semaine pour remporter le titre du meilleur hôte. Chaque soir, un candidat différent reçoit ses adversaires. Au terme de ces 5 jours de compétition, seul l’un d’entre eux sera sacré champion et remportera un chèque de 1 000 euros. »

Une cible large. Pour que le programme soit regardé par un maximum de spectateurs, il faut que  celui-ci concerne une cible large. La règle est respectée puisque les candidats sélectionnés sont en général d’âges et  de sexes différents.  Les sélectionnés habitent tous la même région, ce qui d’un point de vue logistique est plus pratique et surtout permet de donner une identité et des valeurs communes aux candidats. Le processus d’identification fonctionne parfaitement, que vous soyez un homme ou une femme, jeune ou moins jeune vous trouverez toujours une personne  qui vous ressemble dans les candidats. Le casting est  assez complet, célibataire, marié, rigolo, franc, tout les caractères sont de la partie pour donner une vraie  cohésion à l’émission.

Le côté intimiste et exhibitionniste. Une émission « life-style » qui nous pousse à nous demander « comment ça se passe chez les autres? » La curiosité des gens est sans limite, on a l’impression de s’immiscer dans la vie des candidats, on les suit toute la journée, on les voit faire leurs courses, on apprend leurs petits secrets, on les voit de bonne humeur, souriant et heureux d’être la star du jour. Nous nous sentons même parfois complice de l’hôte quand celui-ci ment à ses invités sur  les produits qu’il sert. Comparer son savoir-faire et ses techniques de cuisine sans bouger de son canapé est très séduisant pour les simples spectateurs que nous sommes.

Une ambiance détendue, Le rapport convivial à la nourriture est une des valeurs fortes de l’émission,  un bon repas entre amis où les fous rires s’enchainent, est forcément un programme agréable à regarder, car il nous fait revivre nos expériences personnelles du même type. L’émission est rythmée par des musiques dynamiques, une voie-off taquine, et l’absence de tout élément stressant. Tout ça à l’heure ou les estomacs commencent à crier famine et c’est le jackpot.

La compétition, qui a t-il de plus gratifiant que d’obtenir la reconnaissance de ses amis en reportant  une compétition sur les bases du savoir-être et du savoir-vivre? Le candidat a la possibilité de se mettre en avant aux yeux du monde grâce à sa personnalité et son dur labeur derrière les fourneaux. La reconnaissance est le principal objectif des candidats, mais le gain n’est pas absent pour autant…

Le gain, 1000 euro, une récompense conséquente, mais pas assez importante pour provoquer un drame chez les perdants. Le gain, s’il a le mérite d’exister n’est pas l’objet de convoitise principal des participants, il permet de rajouter du piment et un enjeu réel pour certains, la recherche de complicité et de bons moments entre amis est la valeur de fond de notre programme.

Un verdict en 3 étapes. « Pour prétendre au titre de meilleur hôte d’ « Un dîner presque parfait », il faut organiser le meilleur dîner de la semaine. En un mot, faire en sorte que les invités soient conquis et qu’à la fin du dîner, ils vous accordent les meilleures notes possibles. Chaque soir, les candidats noteront l’hôte du jour sur 3 critères : la qualité de sa cuisine, l’ambiance générale du dîner et enfin, le soin que leur hôte aura apporté à la décoration de la table. » On distingue immédiatement une tendance chère à M6 et Valérie Damidot, la décoration. Quand on trouve un filon on l’exploite à fond.

Tout se termine toujours bien. Chacun ouvre avec fierté sa petite enveloppe contenant sa note finale,  un côté écolier marqué par l’impatience du résultat, une note sur 10 qui représente la moyenne de leur travail, tout pour retomber en enfance.

La fidélisation du téléspectateur. Si vous commencez à regarder une émission de ce type le lundi, votre curiosité sera piquée au vif et il est probable que le lendemain vous soyez encore devant votre écran de télévision pour suivre les aventures des autres candidats. Comme nous en demandons toujours plus, M6 rediffuse  une semaine entière d’ »Un Diner Presque Parfait » le samedi midi en plein pendant « l’heure de la ménagère ». Dès fois que vous ayez raté quelque chose, vous aurez toujours la possibilité de regarder les quotidiennes en streaming grâce au site Internet M6 replay. Plus d’excuse pour manquer un épisode.

Une concurrence télévisée déjà vue. Je constate que le succès de l’émission est mérité pour plusieurs raisons, les spectateurs n’ont pas envie de se prendre la tête en rentrant du travail avec des séries vues et revues, ce qu’ils demandent c’est un peu de fraîcheur dans le paysage télévisuel français. Ce n’est pas un hasard si « Un dîner presque parfait séduit de nombreuses cibles essentielles et permet à M6 d’être la chaîne la plus regardée par les moins de 50 ans avec 25% de part de marché sur ce public ou encore 30.3% auprès des ménagères de moins de 50 ans. » d’après le site toutelatélé.com. Une victoire presque parfaite pour M6, qui pourrait voir le public se lasser un jour ou l’autre.

Y a t-il d’autres critères qui font que cette émission vous plaît? Où vous déplaît?

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Le Design Culinaire

La mode, un mot qui raisonne dans toutes les têtes en cette période de soldes. Cette tendance est en perpétuelle évolution, au fil des saisons, des couleurs, et des formes. La mode ne se limite pas seulement au secteur du prêt-à-porter et s’étend aussi à l’art culinaire. Le design culinaire ouvre les appétits et fait travailler les esprits. La métamorphose de l’agroalimentaire.

Le design culinaire est une discipline créée par Marc Bretillot, professeur à l’Ecole supérieure d’art et de design de Reims (ESAD). Cette discipline qui fête ses dix ans, fait appel à deux éléments distincts, la cuisine et le design, choses peu évidentes à mettre en relation quand on imagine d’un côté le designer qui réalise une œuvre sur papier et le cuisinier qui lui de son côté s’attèle aux fourneaux pour préparer son plat. La subtilité va donc être de mêler les deux formes d’art, chacune avec ces contraintes. Il est possible de créer des projets en théorie, qui seront impossibles à  mettre en pratique à cause de la spécificité des produits employés (la liquidité, la densité et la couleur). Par exemple, au contact de l’air, une pomme coupée en fines rondelles aura tendance à s’oxyder rapidement et à se teinter d’une couleur marron-orangée peu appétissante. Ce paramètre ne pouvait pas être envisagé par le designer, seul le chef aurait pu s’en douter.  Le projet restera donc à l’état de projet. Malgré les quelques soucis techniques, il est tout de même possible aujourd’hui de voir des pommes carrées, des huitres au chocolat et de la choucroute sucrée grâce au design culinaire…

« Une création née de ce mariage offre ainsi de nouvelles expériences sollicitant les esprits les plus imaginatifs et les plus joueurs des contemporains que nous sommes. » Marc Bretillot

Le design culinaire est ludique, il fait appel à des thématiques bien spécifiques, « le jeu, le plaisir, l’interactivité,  la surprise, l’imaginaire, le défoulement, la contemplation, l’engagement ou la provocation… ». Il est certain que ces aspects ludiques, doivent éveiller en vous l’envie de consommer. Le consommateur qui est séduit par un de ces aspects sera en clin à acheter le produit.

Je distingue deux formes de design culinaire, la première est la forme publicitaire. Un exemple très simple et qui parle à tous, l’affiche d’un hamburger appétissant, dans lequel aucune feuille de salade ne dépasse et où le steak est parfaitement cuit, vous met l’eau à la bouche et provoque en vous cette sensation de plaisir. Alors que la réalité est bien différente, un hamburger qui ne se tient pas, de la sauce qui coule partout et pour couronner le tout une cuisson carbonisée. Le marketing et son design culinaire de  base a  frappé et re-frappera encore.

Selon moi, le « vrai » design culinaire va plus loin, il doit allier originalité des formes, des goûts et des couleurs et être comestible. Pour parvenir à ce résultat, il faut associer deux champs de compétences, les métiers de bouche d’un côté et les designers de l’autre. Un nouveau type de designer voit le jour, les designers culinaire, ce qui n’existait pas il y a encore quelques années. Au delà d’être une sorte de décoration de nos assiettes, le design culinaire est avant tout une nouvelle façon de travailler des produits, les designers doivent donc apprendre les caractéristiques physiques des produits et les chefs doivent tenter d’adapter les modèles qui leur sont proposés. Un réel compromis doit être réalisé entre les deux partis afin d’obtenir un résultat satisfaisant, à l’œil et au goût. Un bon designer doit prendre en compte l’ergonomie et le goût en bouche.

Une nouvelle tendance qui remporte un franc succès. Il est possible de suivre des cours du soir où vous apprendrez à réaliser quelques plats originaux qui impressionneront vos amis. On peut aujourd’hui se permettre de « jouer avec la nourriture » de temps en temps. Le but du design culinaire est de présenter les classiques de la cuisine sous des formes inattendues, comme des churros originaux (photographie à gauche). C’est le pari de Marc Bretillot, qui nous propose par exemple une gaufre en forme de cornet que l’on peut tenir dans sa main et manger dans la rue, sans se renverser du sucre ou du chocolat sur soi. Cependant, le consommateur doit garder des repères sinon il serait perdu et ne s’intéresserait pas à cette nouvelle idée. Pour pallier à ce problème, il faut par exemple garder un nom évocateur et les principaux ingrédients de la recette originale. Ce sont des bons moyens pour faire adhérer le consommateur à un nouveau concept.

« En cuisine aucun tabou, il faut exploser les codes et démolir les règles traditionnelles » Marc Bretillot

« On ne peut pas faire n’importe quoi juste pour faire joli, les gens aiment avoir des repères. » Flora restauratrice

Des nouveaux postes à pourvoir. Une bonne maîtrise des bases de la cuisine et du design classique est indispensable pour pouvoir prétendre à être designer culinaire. Les plus grands chefs ont tous cette faculté d’innover en eux, mais ils représentent un nombre très restreint de personnes, trop peu face à la demande en pleine expansion, alors c’est certain des opportunités de job vont être à saisir! N’hésitez pas, lancez vous!

Manger avec les yeux c’est bien mais… Seriez vous prêt à payer plus cher pour un produit pas forcément meilleur au goût, mais qui soit un produit design?

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Goutu, le Sandwich à 1 €

La crise, toujours la crise. Le marché du low-cost ne cesse de s’étendre dans le milieu alimentaire. Pour preuve, après les supermarchés discount dans lesquels les distributeurs essaient de réduire tout les coûts superflus, marketing et packaging en ligne de mire, nous voyons arriver de nouveaux concepts avec des produits d’appels pour nos pauses déjeuner. Le concept Goutu.

Goutu est un nouveau magasin, (bientôt future chaine si l’on se base sur les dires du site internet) installé à Paris, qui propose des sandwichs à un prix d’appel de 1 euro. Goutu se présente comme « l’alternative économique de la pause dej’ ». Pour ce prix là, vous aurez le droit à un sandwich de 13 centimètres, qui sera préparé sous vos yeux.

L’offre commerciale laisse assez de choix, pour un euro vous aurez le choix entre l’un des six sandwiches avec des garnitures assez diverses, mais qui restent très simples tout de même, chose normale pour un prix de 1 euro. Un rapport qualité prix raisonnable. L’un des avantages forts de ce magasin selon  le site de Goutu c’est de proposer un service de livraison très simple, lorsque vous téléphonez pour commander, chaque sandwich est désigné par un numéro, ce qui permet de gagner du temps… Rien d’original selon moi, 90% des restaurants chinois utilisent ce système de numérotation.

A moins d’avoir un appétit d’oiseau vous aurez encore faim, après avoir goûté ce type de sandwich. Pourquoi ne pas opter pour un sandwich un peu plus cher, mais toujours abordable? Goutu propose donc des sandwichs à 2 et 3 euros avec un choix un peu plus conséquent. Ne vous attendez pas à des merveilles gustatives pour de tels prix, cependant le tout est mangeable et frais. Ce qui nous rappelle les valeurs de l’enseigne, « manger frais, équilibré et plein de saveurs ». Reste en bouche le goût du marketing.

Si l’offre d’appel est alléchante, les formules le sont beaucoup moins, cinq euros pour un sandwich à 1 euro + une boisson 25cl + un déssert. Appliquer une stratégie low-cost implique de compenser par ailleurs… Beaucoup de boulangeries parisiennes proposent déjà un vrai sandwich avec un vrai déssert maison et une boisson de 33cl, pour un plafond de cinq euros. Le marketing ne fait pas tout, la qualité sur le long terme doit rester la même, seul le temps nous dira si Goutu a réussi son pari. Pour ceux qui veulent essayer, le site Goutu.

Si vous aviez le choix où iriez-vous?

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Geek en Cuisine

La vue d’un batteur à œufs vous effraie?  Vous avez peur de goûter vos propres plats? Vous êtes à court de cobayes pour expérimenter vos recettes? Devenez un geek et évitez le Gameover! Let’s start!

La Wii, la DS? Vous connaissez? Ce sont des consoles de jeux vidéo créées par l’entreprise Nintendo, elles sont destinées au grand public. Dans cet article, nous allons nous intéresser à la console DS particulièrement. La DS est une console portable, qui comprend un stylet et deux écrans dont un écran tactile. Un micro a été intégré à la console pour pouvoir jouer en utilisant votre voix. Nintendo référence de l’innovation dans le domaine du jeux vidéo, a encore frappé un grand coup. Rangez les vieux livres de recettes poussiéreux dans leurs placards, sortez les couteaux et dégainez vos DS, les jeux de cuisine nous envahissent!

La liste de jeux de cuisine interactive est longue et la qualité des softs souvent inégale, en allant de « Léa passion cuisine » à « Iron Chef America: Supreme Chef  » en passant par « Cuisiner avec Jamie Oliver » vous aurez le choix mais pas forcément l’envie de dépenser votre argent. L’un des « jeux » bien que cela soit plutôt un « logiciel culinaire » se nomme « Leçons de cuisine, Qu’allons nous pouvoir manger aujourd’hui? ». Le jeu propose plus de 250 recettes issues des traditions du monde entier! Un vrai livre de recettes électronique. La qualité des recettes proposées semblent être plus que correcte, c’est l’académie japonaise Tsuji qui forme depuis longtemps des chefs professionnels et des diététiciens qui en est à l’origine. Mr Tsuji, le fondateur de cette académie, a reçu de nombreuses récompenses internationales pour son parcours, on devrait donc se régaler!

Mais comment ça marche? Le jeu bénéficie d’une grande facilité d’utilisation. Une fois la cartouche du jeux insérée dans la console DS, vous êtes entièrement pris en main et guidé par le Chef qui vous dicte ce qu’il faut faire via les enceintes de la petite console. Vous décidez de la recette en fonction de la difficulté de réalisation de celle-ci, du type de plat, du type de cuisson, du nombre de calories et du temps de préparation. Vous pouvez trier les recettes par pays, il y en a pour tous les goûts. Une fois votre recette choisie, il faut se mettre au travail.

Première étape: La Liste: Vous allez devoir vérifier la liste des ustensiles et des ingrédients dont vous avez besoin pour réaliser la recette. Vous sélectionnez le nombre de part que vous souhaitez et les quantités se règleront d’elles mêmes.

Deuxième étape:  Les préparatifs. Vous posez votre DS sur le plan de travail, vous n’aurez pas besoin d’y retouchez, vous écoutez les différentes instructions du Chef qui s’adresse à vous à haute voie pour vous aider dans vos préparatifs. Une fois que vous avez fini cette étape, vous  pouvez demander au chef de continuer en lui disant « Étape Suivante », si vous n’avez pas compris ou réussi l’étape, vous pouvez demander au chef de réexpliquer en lui disant « Revenir ».

Troisième étape: La réalisation. Sur le même principe que les préparatifs, vous écoutez le chef et respectez les différentes étapes de réalisation. Un timer est à votre disposition dans le même menu pour respecter les temps de cuissons. Une fois cette étape terminée, il ne vous reste plus qu’à déguster. L’ambiance du soft est très réussie malgrè une musique un peu fatigante à terme, les visuels sont très clairs et l’on se prend au jeu rapidement.

Le jeu vous propose même de consulter un lexique assez complet des aliments et des termes spécifiques à la cuisine, chaque terme est illustré soit d’une photo soit d’une courte vidéo d’une assez bonne qualité. La console vous propose de vous créer une liste de courses afin d’avoir tous les aliments nécessaires à la réalisation de vos recettes si besoin. Si vous êtes récalcitrants à consommer un aliment particulier, il vous sera possible de le « blacklister » afin de ne pas tomber sur les recettes l’utilisant. Enfin, si votre réfrigérateur n’abrite plus beaucoup d’aliments, vous pourrez toujours entrer le noms de ces aliments dans votre DS grâce au stylet et à l’écran tactile et le chef se fera un plaisir de trouver une recette adéquate.

Le tout en images, avec l’intervention du nutritionniste Jean-Michel Cohen:

Leçon de cuisine obtient un excellent 17/20 sur le site www.jeuxvideo.com. Le jeu est en vente dans toutes les bonnes crèmeries au prix avoisinant les 30€. La suite du jeu verra bientôt le jour dans nos contrées, avec toujours plus de recettes et plus de conseils pour profiter de bons petits plats.

“Comme c’est le cas avec tous les livres de cuisine, il s’en trouvera toujours pour critiquer quelques points de détail concernant les recettes proposées. De toutes façons, les cuisiniers expérimentés qui défendent la recette du gratin dauphinois qu’ils tiennent de leur arrière grande tante ne constituent pas le public visé. Par sa simplicité d’accès et sa richesse, Leçons de Cuisine sur DS est à conseiller à tous ceux qui souhaitent se lancer dans la cuisine mais qui n’osaient pas le faire jusqu’à présent.” Jeuxvidéo.com

Le marketing est toujours présent pour mettre en valeur les plus belles idées et les concepts innovants, « Leçon de cuisine » premier du nom ne déroge pas à la règle. Pour nous vendre le produit, Nintendo à fait appel à la star ou plutôt ex-vedette de la série télévisée Friends, Lisa Kudrow. Lisa est donc accompagnée d’une petite fille dans la publicité et nous montre le côté pratique et la facilité d’utilisation du produit. Le processus d’identification fonctionnera probablement sur les mères et les filles qui visionneront la publicité en se disant « Jouer et cuisiner en famille à la DS ça n’a pas de prix… »

Une idée est à explorer, en Angleterre le chef Jamie Oliver, (une sorte de Cyril Lignac à l’anglaise), est la star d’un jeu à son nom. Pour faire suite à mon dernier article, je me demande si d’ici quelques temps nous n’allons pas voir débarquer un jeu estampillé Cyril Lignac. Cela ne m’étonnerait pas. Qu’en pensez-vous?

En bon geek que vous êtes à présent, vous n’oublierez pas une fois votre estomac rempli, d’utiliser votre balance Wii Fit pour faire un peu d’exercice!

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La Recette du Succès Made in Cyril Lignac

Depuis quelques années, Cyril Lignac est entré dans le paysage culinaire français . Un fort accent Aveyronnais, un sourire jovial, un vent de fraicheur souffle sur la gastronomie française. Cinéma, Internet, télévision, presse spécialisée, livres de cuisines, les médias n’ont aucun secret pour l’enfant d’Onet-le-Château. La ménagère de moins de 50 ans est charmée et les enfants subjugués. Un succès à base de travail et surtout de « coups marketing ». La recette du succès made in Lignac.

Avant d’être une figure reconnue, Cyril Lignac est un cuisinier avec un parcours riche en expériences. A 16 ans, il arrête les études « classiques » et se concentre sur la cuisine. Passionné et convaincu de ses envies après un passage au « Vieux Pont » à Belcastel (1 étoile au guide Michelin), iI devient commis dans le restaurant d’Alain Passard à « L’Arpège » (3 étoiles Michelin). Il continue son apprentissage chez les frères Pourcelles, aux « Jardins des sens » (3 étoiles Michelin) puis devient commis en pâtisserie chez le spécialiste Pierre Hermé. Cette dernière expérience va lui permettre d’occuper le poste de sous-chef pâtissier à « La grande cascade » (1 étoile Michelin). Cyril Lignac fait enfin ses premières armes en tant que Chef au restaurant « La suite ».

A partir de ce moment, Lignac veut voler de ses propres ailes et ouvrir son restaurant. Une opportunité s’offre à lui. La chaine M6 souhaite réaliser un programme avec un concept simple et novateur: Un chef prometteur va former à la cuisine des « jeunes en galère »  pour en faire sa propre brigade. L’émission est un succès et propulse Lignac sur le devant de la scène. L’émission « Oui Chef! » était née et avec elle la nouvelle popularité de notre chef et de son restaurant « Le Quinzième, cuisine attitude ».

« Pourquoi devant les caméras ? Parce que sans les caméras, je n’y aurais pas pensé. Certains professionnels m’accusent de faire de la comédie, d’autres rient de l’émission parce qu’il est impossible de former des cuisiniers en 4 mois. Évidemment qu’on ne forme pas un cuisinier en quatre mois ! Qui prétend le contraire ? Mais tous vont continuer à apprendre avec moi. Moi aussi je continue à apprendre, dans ce métier, on apprend toute sa vie ! » Cyril Lignac

La collaboration avec M6 porte ses fruits, pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Le succès retentissant de la première saison en amène une seconde, mais cette fois sans Cyril Lignac. Cette saison ne rencontre pas le succès espéré. Est-ce à cause de l’absence de notre chef? Possible, alors M6 lui offre une nouvelle opportunité, présenter une émission hebdomadaire « Chef la recette ». Concept à la Maité, les élèves en plus: « Chaque semaine quelques téléspectateurs joueront le rôle d’élèves cuisiniers amateurs ou confirmés devant Cyril Lignac et un de ses collaborateurs, ancien élève de la première émission  » Oui Chef !  » pour un cours particulier de cuisine. » Succès éclatant encore une fois pour l’Aveyronnais.

Lignac envahit nos écrans de télévisions, en plus des recettes du samedi matin, le chef reprend du service temporairement pour des émissions en semaine sur un fond de pédagogie. Premier volet « Vive la cantine », Lignac souhaite changer les mentalités et les repas des cantines, en proposant des menus équilibrés et bons pour les écoliers. Expérience réussit dans l’émission mais quand est-il dans les écoles de France? Les mentalités et les menus ont-ils évolué? Rien n’est moins sûr, Cyril Lignac a démontré que c’était possible de changer les mentalités à petite échelle. Il ne lui reste plus que le reste des collèges de France à convertir. Bonne chance…

Jamais vaincu, Lignac revient avec trois nouveaux défis dans l’émission « Chef contre-attaque », il veut prouver que des cours de cuisine dans les collèges seraient une bonne idée et veut apprendre à des familles et à des travailleurs à s’alimenter correctement. Beaucoup de travail en perspective. Si les idées sont louables, la mise en place de cours de cuisine au collège semble plus que compromis, il suffit d’imaginer le coût de telles infrastructures. Qui ne tente rien n’a rien.

Les médias, Lignac power. La télévision lui réussit, le phénomène Internet prend de l’ampleur, c’est inévitable Lignac crée son site. L’émission « Chef, la recette » a aussi son propre site pendant un temps et est finalement remplacée par… le site de la nouvelle émission de Lignac « Le chef contre-attaque ». Lignac est sur tous les fronts, l’écran de télévision est trop petit, il passe au cinéma. Notre chef prête sa voix au personnage de Lalo dans le film « Ratatouille », plébiscité par les petits comme les grands, le film remet la cuisine au goût du jour. En parallèle, Lignac publie son livre « Cuisine attitude » et écrit de nombreuses recettes pour  plusieurs revues. Il décide alors de créer logiquement son propre magazine bimestriel, « Cuisine by Lignac ». Jeune et éternel insatisfait, Lignac notre gastronome en culotte courte fait même de la publicité pour le fromage « Kiri » et se voit associé à la marque Findus pour promouvoir des plats surgelés individuels.

Loin d’être un feu de paille, Cyril Lignac est toujours présent et dispose de plusieurs atouts, un parcours chez les plus grands du milieu, une visibilité média impressionnante, un savoir-faire et un message fort.  De plus, les émissions culinaires à la télévision font leurs grands retours, que ce soit Jean-Luc Petitrenaud  et son taxi sillonnant les routes de France, un « Dîner presque parfait » ou encore les chaines dédiées à l’art culinaire, la cuisine n’a jamais fait autant recette. A 30 ans, Lignac vient d’ouvrir  son propre bistrot, « Le Chardenoux » à Paris où il revisite les classiques des bistrots et brasseries.  Espérons  qu’une telle exposition médiatique ne lui brûle pas les ailes trop tôt car Cyril Lignac est un chef d’entreprise emblématique à qui il ne manque plus que les étoiles pour devenir  « un grand chef ». Probablement que sa jeunesse joue contre lui pour le moment… Mais pour encore combien de temps?

« Oh pour moi la cuisine c’est une partie de mon identité. C’est plus qu’une passion, je dirai que c’est un mode de vie. C’est à la fois de la rigueur et de la fantaisie. Je suis un vrai gamin avec le goût. C’est comme les bonbons. » Cyril Lignac

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La Galette un Eldorado

La nouvelle année est arrivée et comme chaque année elle entraine dans son sillage  les rois mages. Pour fêter l’évènement de l’épiphanie, la tradition est de manger la galette des rois. Une tradition très marketing qui fait de la galette un Eldorado. Explications.

On ne compte plus les diverses sortes de galettes et les accompagnements qu’il existe; nature, aux pommes, aux amendes, à la crème de noisette et aux écorces d’orange. Ladurée nous gratifie même d’un gâteau des rois brioché, aux zestes de cédrat et cédrats confits en plus de sa classique galette feuilletée aux amendes. Quant à lui, Eric Kayser a choisi d’autres parfums pour égailler la galette, aux trois saveurs, en hommage aux trois Rois Mages : abricots rôtis au miel, crème d’amandes et quatre épices. Lenôtre a opéré une double fusion du macaron et de la galette, ce qui donne pour résultats, la galette Macaron-Tonka, l’union du macaron au caramel, délicatement lové dans un léger feuilletage et une crème d’amande parfumée à la fève de Tonka; la galette Macarré-Framboise, un mix de macaron framboise et de framboises que l’on découvre au cœur de la galette. Pour terminer Pierre Hermé, l’un des pâtissiers dont la notoriété ne cesse de grandir, a adapté  comme à son habitude son gâteau maison l’ispahan pour l’évènement. Il ne s’est pas arrêté là et à réinterprété les choses à sa façon : « moins de sucre, plus de saveurs fruitées avec en plus le côté très onctueux de la crème mousseline au fruit de la passion qu’il préfère à la traditionnelle crème pâtissière. » Peu importe vos goûts, il existe une galette pour vous.

La classique à la frangipane reste tout de même le produit le plus vendu en général. Alors une question se pose, « Comment vendre plus de galettes classiques? » Les boulangers ont pensé à tout le monde, les familles nombreuses, les couples ou encore les célibataires. Chacun a des besoins différents, difficile de manger seul une galette entière. La solution est très simple, mettre en vente des galettes individuelles. Éternels insatisfaits, les boulangers et autres pâtissiers ont d’autres subterfuges pour vendre des galettes.

Qui dit galettes, dit fèves. Les fèves font l’objet d’une attention particulière pour beaucoup de consommateurs (les fabophiles), il est évident qu’une jolie fève attire plus facilement des clients versatiles. Comme si une seule fève ne suffisait pas, il a fallu exploiter ce nouveau filon. Pour que le client revienne acheter plusieurs galettes, les séries de fèves ont fait leur apparition; un thème spécifique ou des personnages, tout est bon pour manger de la galette. Ladurée a l’habitude de proposer des collections de fèves très appréciées et très recherchées par ses clients. Les boulangers créent le besoin chez le consommateur, celui-ci reviendra chez le même boulanger, pour avoir une fève de plus de la même collection. Autre opération marketing qu’il m’ait arrivée de constater, une galette 6 à 8 personnes achetée, une bouteille de cidre offerte. De quoi étancher sa soif après ce frugal dessert.

L’originalité au pays des rois. L’opération la plus séduisante qu’il m’ait été donnée de voir reste la chasse à l’or. Je m’explique, de plus en plus de boulangers organisent un évènement autour d’un concept simple: Lors de la conception de ses galettes des rois, le boulanger ajoute à la préparation  d’une galette un Louis d’or  ou un mini lingot en guise de fève. L’opération est victime de son succès et de plus en plus de boulangers laissent glisser l’or entre leurs doigts.

Un simple calcul nous éclairera sur le coût d’une telle opération. Exemple pour un lingot ou un Louis d’or d’une valeur de 100 euros ajouté tous les jours dans une des galettes.  Nous imaginons que le boulanger augmente ses ventes  de 25% grâce à cet évènement et que le prix moyen de la galette classique est de 20€. Étant donné que le boulanger vend  pendant cette opération en moyenne une vingtaine  de galette par jour et cela pendant un mois, le coût de l’opération serait de 24000€ moins les 6000€ de lingots, soit 18000€. Bien sûr il faut ôter à ce prix, le coût du travail et les matières premières que j’estime à 8000€, nous arrivons au final  à un bénéfice de 10000€.

Les idées marketing ne manquent pas. Une fois toutes les idées mises en place, il n’y a plus qu’à fixer le temps de « l’opération Galette des rois ». Jamais une tradition d’une journée n’a duré plus longtemps que la galette des rois. De mi-décembre à mi-février, il est possible de trouver des galettes dans nos boulangeries. De quoi réaliser une overdose avant l’année suivante.

Le prix de la galette. Avec l’augmentation du prix des matières premières, les boulangers doivent redoubler d’effort pour proposer leurs galettes à des prix raisonnables. De plus, la concurrence des hypermarchés est importante. Je constate des prix entre 45 et 55€ pour une galette 8 personnes chez les grands boulangers cités un peu plus haut. Des prix relativement moins chers dans les boulangeries classiques, de l’ordre de 10 à 30 euros pour les plus grosses. Toutes les opérations marketing sont donc les bienvenues pour vendre les galettes. La chasse à l’or a déjà commencé chez beaucoup de boulangers-pâtissiers parisiens et provinciaux, alors tentez votre chance!

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SIRHA 2009

Après le SIAL 2008, le plus grand salon agroalimentaire au monde, le SIRHA 2009 approche à grands pas. Le SIRHA, Salon International de l’hôtellerie de la  restauration et de l’alimentation, va ouvrir ses portes à l’Eurexpo de Lyon du 24 au 28 janvier 2009. Qu’est-ce qu’on y trouve?

Le SIRHA, c’est avant tout des chiffres. Tous les 2 ans, 2000 exposants, 120 pays, 600 nouveautés et avant-premières mondiales, plus de 1200 démonstrations par jour, 6000 chefs et l’élite de la restauration mondiale se retrouvent en 1 seul lieu.

Cette année le SIRHA propose de grands évènements. Sur place, vous pourrez fêter les 20 ans de la coupe du monde de la pâtisserie, dont le président d’honneur n’est autre que le chef pâtissier Pierre Hermé, reconnu pour son fameux gâteau ispahan et ses macarons qui font le bonheur des Parisiens.  Cette année, en plus des 18 autres pays inscrits, quatre nouveaux pays participent à la compétition, la Hongrie, le Brésil, l’Argentine et la Tunisie. L’édition 2007 ayant été remportée par le Japon.

Chacun de ces pays devra réaliser « trois entremets au chocolat, trois entremets glacés aux fruits, une sculpture sur glace, une sculpture en sucre tiré, une sculpture en chocolat et un dessert à l’assiette ». Ces performances seront préparées devant le public, dans un laps de temps imparti de dix heures. Coup de chauffe en prévision!

Autre évènement et pas des moindres, les Bocuses d’or. En 1987, Paul Bocuse a l’idée d’organiser un concours, où une vingtaine de chefs, sélectionnée dans les meilleures cuisines du monde, travaillerait simultanément face à un public. 22 ans plus tard, des générations de cuisiniers rêvent à leur tour d’assister et de participer au Bocuse d’Or. Remporter le Bocuse d’Or représente une grande reconnaissance pour la maîtrise d’un art: La cuisine. L’évènement se déroule sur quatre jours, quatre jours de show où les chefs repoussent leurs limites. Je vous propose une vidéo de l’organisation des derniers Bocuse d’Or. Ambiance.

Les règles du jeu. « une vingtaine de chefs dispose de 5h30 et d’une cuisine équipée de quelques mètres carrés pour cuisiner un plat de viande et un plat de poisson. Si les produits de base sont imposés, leur préparation et leurs accompagnements sont entièrement libres. La seule exigence est de plaire aux papilles de la vingtaine de chefs internationaux de renom qui composent le jury. » Cette année le lauréat de l’édition 2007, Fabrice Desvignes sera présent dans le jury et pourra pleinement apprécier le travail des chefs et de leurs équipes. Le site des Bocuse d’Or ici.

Autre trophée décerné pendant ce salon le caseus award. Cet évènement met sur le devant de la scène les maîtres fromagers, qui font la présentation de fromages affinés par leurs soins, réalisent des dégustations à l’aveugle, des tests de découpe et de vente et répondent à des questions sur les fromages d’Appellation d’Origine Protégée. Le grand gagnant reçoit le caseus award!

Du fromage sans pain, impossible. Pas de jaloux, si le fromage a son award le pain doit avoir le sien! Ni une, ni deux, pour récompenser le travail des boulangers, le SIRHA et l’association des Ambassadeurs du pain ont créé le premier Mondial du Pain “Goût et Nutrition”. Dans une configuration face au public, neuf pays représentés chacun par un boulanger et son commis ont ainsi confronté leur vision du “bon pain ». Un deuxième concours « nutrition et santé » existe aussi. Les boulangers auront donc droit a leur trophée durant ce mondial du pain.

L’innovation tient sa place au SIRHA. Le Food Studio by SIRHA, fait la part belle aux nouveaux concepts culinaires en les répartissant en 5 pôles et sur le thème de la fusion:

  • FUSION : Espace nouveautés et Grands Prix de l’Innovation du salon.
  • E-FUSION : Espace de mise en valeur des arts de la table.
  • PRO-FUSION : Espace boulangerie et espace pâtisserie confiserie.
  • IN-FUSION : Espace caféterie.
  • DIF-FUSION : Plateau conférences

Pas de doute, des surprises nous attendent dans chaque espace. Tout comme l’évènement suivant, le Lyon Food Trends by SIRHA, le concept est de réunir un grand chef international et une jeune toque blanche lyonnaise pendant 45 minutes, afin que notre duo puisse créer une nouvelle recette, ayant pour bases les produits de la région Rhône-Alpes. La cuisine laissera ensuite place aux débats autour de tables rondes où chacun pourra exprimer son idée de la cuisine et de son évolution future avec le duo de chef.

D’autres tables rondes sont au programme dans le 3ème colloque de la nutrition. Les principaux sujets abordés seront:

  • L’équilibre alimentaire et la déstructuration des repas.
  • La dictature du « nutritionnellement correct » et le plaisir.
  • Les produits alimentaires intermédiaires (PAI).
  • Les politiques industrielles dans le monde.
  • La place de la nutrition dans la naissance d’une recette inédite.
  • L’alimentation durable,  les labels et le commerce équitable un seul et même combat.
  • Que pensent les professionnels de l’information qui leur est délivrée.

Chaque table sera animée par des intervenants de différents milieux, des journalistes, des nutritionnistes, des chefs, des sociologues ou encore des chercheurs.

La créativité au rendez-vous. La troisième édition du Festival de la Créativité Gastronomique rassemblera les talents de chefs venus de toute la France qui feront chacun une démonstration culinaire d’une recette la plus créative possible.

Le programme du salon est chargé. De nouvelles tendances et de nouveaux chefs vont être mis en évidence grâce à cet évènement. Espérons que de belles surprises viendront s’inviter à la fête!

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Comme un poisson dans l’eau

Pour fêter cette nouvelle année 2009, vous avez probablement bu beaucoup de Champagne mais aussi peut-être mangé des canapés de saumon fumé, un produit très festif que l’on consomme beaucoup pour les fêtes. Choisir son saumon fumé est une vraie difficulté aux vues du nombre important de produits disponibles dans nos rayons de supermarchés et de nos étalages de marché. Comment trouver le bon produit, et mieux choisir son saumon?

Le saumon est le poisson préféré des Français. En moyenne un Français consomme deux kilos de saumon par an. La majorité des saumons que nous mangeons provient à 90% de l’élevage. Le roi des poissons à l’état sauvage se fait de plus en plus rare, certaines espèces sont même en voie de disparition.

Il existe deux écoles, la première est celle de l’importation, acheter du saumon issu de fermes piscicoles (élevage de poisson par l’homme) d’origine Écossaise ou Norvégienne. Les plus grandes fermes se trouvent en Norvège, qui est l’une des premières nations à avoir développé la salmoniculture dans les années 70. La Norvège est aujourd’hui le premier producteur de saumon. Deuxième école, acheter un produit Français, issu de ferme piscicole, comme par exemple la ferme piscicole de Cherbourg, un modèle unique en France.

La différence entre ces deux écoles est assez simple. Pour s’épanouir, un saumon a besoin de plusieurs conditions. La température de l’eau où il vit, doit être comprise entre 6 et 18°c. Pour ne pas être trop gras, le saumon doit faire un effort physique continu, comme par exemple nager à contre courant. Un saumon bien musclé est un gage de qualité gustative. Pour finir, le saumon a besoin d’espace pour bouger. Le modèle Français correspond en tout point aux conditions optimales pour obtenir un saumon de qualité.

Le principal défaut des fermes Norvégiennes ou Écossaises réside dans le fait que le nombre de saumons dans les bassins de pisciculture est trop important, ce qui a pour conséquence de produire un poisson gras et moins savoureux. De plus les saumons sont souvent gavés, ce qui augmente la masse graisseuse du poisson. Cependant, une production de masse permet d’exercer des prix plus attractifs. Répondre à une forte demande et rester numéro un mondial de la production de saumon a donc des  avantages et surtout des inconvénients.

Quels sont les critères pour choisir son saumon fumé?

L’étiquetage. « Il doit préciser la dénomination de l’espèce et si il a été pêché ou élevé. A chaque fois, l’étiquette doit indiquer également la zone de capture ou le pays d’élevage. A noter, dans la grande majorité des cas, les saumons fumés vendus en grande surface proviennent d’élevages de Norvège, d’Irlande ou d’Écosse. »

La couleur. « Il faut préférer les saumons dont la couleur est uniforme, signe d’une alimentation bien menée » explique la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). « Les tâches brunes doivent être rares, et la bordure de tranche ne doit pas être plus foncée. » Dans les fermes piscicoles, les saumons ont dans leur alimentation un complément alimentaire qui leur donne une couleur orangée qu’ils ont habituellement grâce à leur forte alimentation en crevettes.

Le fumage. « La DGCCRF recommande les saumons fumés dont l’étiquette précise que le fumage a été réalisé au feu de bois, que le poisson n’a jamais subi de congélation, qu’il a été tranché à la main et enfin, que le salage a été effectué au sel fin et sec. »

La chaîne du froid. « Si le saumon fumé est vendu préemballé, sous vide, il faut veiller à ce qu’il soit conservé dans des enceintes réfrigérées. Le saumon se conserve entre 0 et 4°C  » souligne la DGCCRF.

La coupe. Il est préférable que votre saumon soit tranché à la main. Vous pouvez même trancher vous même votre saumon, il faut juste prendre le coup de main et avoir de bons ustensiles.

Aspects physiques. L’œil vif et les ouïes bien rouges, luisant et lorsqu’on appuie sur le saumon la marque du doigt ne doit pas rester sur la chair. Le filet comporte des stries blanches, plus elles seront larges et plus le poisson sera gras, préférez lui un saumon moins gras avec des stries fines.

Bien évidemment, le meilleur saumon restera toujours le saumon sauvage qui est rare et coûte très cher, cependant vous pourrez en trouver dans des boutiques spécialisées et épiceries fines.N’hésitez pas à vous faire plaisir pour cette nouvelle année 2009.

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