Ca plane pour Michalak et Buzz l’éclair!
mai 7, 2010 Agroalimentaire, Evènements, Marketing
Le parc Disneyland Paris travaille son image et son offre produit food, en s’associant régulièrement à des grands chefs, afin de proposer des produits exclusifs dans ses parcs d’attraction. Dernier partenariat en date, Christophe Michalak et Buzz l’éclair!
On se souvient que Ladurée et Thierry Marx s’y étaient essayés... D’ailleurs, la dernière association de Disney avec Thierry Marx avait vu naître pas moins de 3 friandises classiques, mais entièrement revisitées par le nouveau chef du Mandarin impérial à Paris. Pims vous en parle ici. Cette opération semble avoir porté ses fruits, puisque cette fois c’est Christophe Michalak, le chef pâtissier du Plaza Athénée qui s’y colle!
Le produit quant à lui, est un éclair au caramel beurre salé. Il reste un plaisir plutôt accessible à 4,50€, si l’on considère que c’est la création d’un champion du monde de la pâtisserie. L’éclair est uniquement disponible depuis le 2 avril dans certains restaurants du parc. On notera que l’effort de création est tout de même moins poussé que celui de Thierry Marx… Je laisse Christophe Michalak vous présenter sa création dans la vidéo qui suit:
Niveau marketing, c’est du classique. C’est un simple co branding, où les deux partis bénéficient de l’image et des valeurs de l’autre. Disney bénéficie de l’image haut de gamme et créative de Michalak, tandis que le pâtissier améliore encore un peu plus sa notoriété et sa visibilité, spécialement auprès de nos chères têtes blondes…A noter que le personnage de Buzz l’éclair n’a pas été choisi au hasard, puisque Toy Story 3 ne tardera pas à débouler dans les salles de cinéma. Une opération qui permet de préparer habilement le terrain!
Ce produit vous tente t-il? Qui est le prochain chef sur la liste pour une opération séduction made in Disney?
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Co-Branding Culinaire chez Mickey
avr 11, 2009 Agroalimentaire, Food & Restauration, Marketing
Mickey revient en force ces derniers temps, avec des opérations marketing sur tous les fronts et surtout en cuisine. Pas besoin d’aller jusqu’à Marne La Vallée et Disneyland pour en savoir plus… Quoi de neuf au pays de la souris aux grandes oreilles?
Mickey et sa bande en quête de clients. Quand on a le potentiel commercial de la firme de Walt Disney, il est essentiel de constamment rester au contact de ses clients. Pour les atteindre, le marketing est un outil indispensable. Le co-branding est une des techniques marketing utilisée par Disney pour accroître sa visibilité sur des marchés où la marque est peu présente. Mickey et l’agroalimentaire, pas vraiment le même marché mais un objectif commun: être le top of mind!
Premier co-branding: Mickey et Jean Caby. Les produits dérivés sont le cœur de l’opération lancée par Disney. C’est donc une gamme de produits Jean Caby à l’effigie de Mickey qui arrive dans les rayons de nos supermarchés. Pims, le blogger du site Miamz, vous en dit plus sur le sujet ici. La cible commerciale de Disney reste les enfants. Ce qui me marque dans cette opération, c’est que Disney va atteindre son cœur de cible, les enfants à travers les réels acheteurs, les parents. Il est évident que l’avis des enfants fera la différence, lorsque les parents hésiteront entre deux paquets de jambon à un prix équivalent. C’est la valeur ajoutée qu’apporte Disney à Jean Caby. De son côté, Mickey reste dans tous les esprits, celui des enfants comme celui des parents.
Deuxième co-branding: Mickey et Ladurée. Ladurée est connu et reconnu pour ses macarons, un produit haut de gamme qui est très tendance dans la capitale. On peut dire que la clientèle de Disney n’est pas vraiment la même que celle de Ladurée, Il est donc intéressant pour ces deux enseignes de collaborer afin de bénéficier de l’intérêt de la clientèle de son partenaire. Pour cela, Philippe Andrieu (chef chez Ladurée) a mis au point un macaron (chocolat vanille framboise) en forme de tête de Mickey, c’est à dire trois macarons, un central représentant la tête et deux autres plus petits pour remplacer les oreilles. Ce macaron est disponible pour une durée limitée dans les restaurants Disneyland Walt’s et California Grill (12€ en dessert) et à la boutique Ladurée des Champs-Élysées (14€) du 4 au 10 mai 2009.
Au final, le co-branding s’avère être une arme fatale qui est profitable pour Disney et ses partenaires. En y réfléchissant, le consommateur peut se sentir manipulé, particulièrement pour le co-branding avec Jean Caby, car il est influencé par les attentes de ses enfants.
Vous êtes-vous dejà senti manipulé par ce type de campagnes publicitaires?
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Pour arroser les Fêtes Champagne!
déc 24, 2008 Agroalimentaire, Vins et Spiritueux
Il est une tradition que la plupart des gens connaissent, celle de fêter Noël et le nouvel an en buvant du Champagne. Ces bulles raffinées sont synonymes de joie. Les consommateurs sont toujours prêts à consommer pour plus de bonheur. D’où une explosion habituelle des ventes de champagnes prévue en fin d’année. Explications du phénomène Champagne!
Quelques chiffres: Selon les statistiques établies par le Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC), ce serait plus 400 millions de bouteilles vendues au cours de l’année dernière dans le monde, dont 40% dans le dernier trimestre. Le champagne peut provenir de 3 types de producteurs:
- Les maisons de Champagne, Pommery, Tattinger, Veuve Cliquot ou encore Laurent Perrier. Ce groupe représente une centaine de grandes maisons qui produisent plus de la moitié des bouteilles vendues.
- Les viticulteurs indépendants, réalisent plus d’un tiers des ventes de champagne.
- Les coopératives, Feuillate, Cvc-Nicolas, Champagne Jacquart. Il existe un total de 13000 coopérateurs qui produisent un peu plus de 15% des bouteilles vendues.
Malgré des chiffres un peu en dessous des prévisions cette année à cause de la crise économique, de la baisse du pourvoir d’achat et des fortes augmentations des prix, le secteur se porte relativement bien.
Si le secteur de la fine bulle se porte bien, ce n’est pas un hasard, Les grandes maisons de champagne font de gros efforts marketing pour réaliser des ventes supplémentaires pendant la dernière ligne droite de la fin de l’année. Toutes les caves de Champagne que vous pouvez visiter à Reims utilisent le marketing, cependant certaines maisons s’en servent plus que d’autres, spécialement Veuve Clicquot, Pommery, et Moet et Chandon.
« Le marketing est au champagne ce que le piédestal est au roi : un faire-valoir, qui n’a d’autre fonction que de mettre en valeur et d’informer sur le produit, la gamme, ses qualités, son univers. » Mercator
Veuve Cliquot optimise le marketing du luxe, si Veuve Clicquot appartient au groupe LVMH, ce n’est pas la seule marque de Champagne du groupe, des maisons comme Ruinart, Dom Pérignon, Krug, Mercier et Moet et Chandon en font partie aussi. Moet et Chandon est le leader du marché et bénéficie d’une notoriété très forte. Veuve Clicquot à côté de celui-ci occupe une position de challenger. Étant donné le savoir faire de toutes ces maisons, le positionnement ne se fait pas par rapport au goût ou à la qualité du produit mais plus en terme de vision de luxe.
Moet et Chandon a une vision du luxe « festive » et plutôt nocturne. La marque utilise de grandes icônes pour communiquer et utilise beaucoup la publicité et exploite de bonnes idées. Par exemple, l’idée très marketing de s’adapter au monde de la nuit grâce à des bouteilles individuelles que l’on boit à la paille. C’est une des tendances actuelles puisque de même Pommery s’est aligné sur ce positionnement et vend son Champagne POP, que l’on reconnait à ses bouteilles bleue et roses, à une clientèle jeune et à un prix plutôt accessible.
D’un autre côté Veuve Clicquot utilise très peu la publicité, à l’opposé de Moet et Chandon, c’est une « marque de jour ». Comme le dit Geneviève Dejoie, la responsable communication institutionnelle et Internet de Veuve Clicquot:
« La marque Veuve Clicquot joue sur l’affectif, elle accompagne les moments privilégiés à partager entre amis, c’est une marque généreuse et discrète. »
L’événementiel est le fer de lance de la marque. Les maisons de champagne font la part belle à la communication hors média. Les relations presse représentent la première cible de communication de Veuve Clicquot. Cette maison attache aussi beaucoup d’importance au marketing direct et à la communication vers les internautes, en diffusant régulièrement sa newsletter. L’histoire de la maison est un des sujets les plus abordés dans les différents médias utilisés par la marque, que ce soit sur le packaging des bouteilles ou encore dans les articles de la presse et sur internet.
Bien évidemment les marques comme Dom Pérignon ou Moet et Chandon ont un impact beaucoup plus fort sur leur cible que Veuve Clicquot grâce à des campagnes aux budgets importants. En terme de retour sur investissement, toute proportion gardée, Veuve Clicquot gagne du terrain, grâce à son envie de monter en gamme et surtout des actions marketing très fortes.
- Organisation d’un évènement sur le site du World Trade Center, un itinéraire artistique sur le thème du jaune (couleur de la maison).
- Des séries limitées de bouteilles habillées de trois sortes de cuirs
- Création, d’objets ultra-design, des visuels féériques et des co-branding avec la maison Riva et autres.
« Certains trouveront qu’une Maison de qualité perd son âme à développer des produits trop marketés », mais quand la beauté et la magie sont réunies il n’en ressort qu’une notoriété grandie.
Quelque soit la maison de Champagne, il est une chose qui s’applique à toutes, l’impossibilité de répondre entièrement à la demande. On ne peut appeler Champagne qu’un produit issu de la région Champagne, ce qui laisse peu de possibilités géographiques. De plus, les processus de production (cueillette à la main) prennent du temps et sont déjà relativement optimisés.
La solution serait l’extension de la zone d’appelation, ce qui est en cours de projet mais qui ne verra pas le jour avant minimum dix ans. D’ici là le Champagne aura coulé à flots!
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