Nespresso Sur Les Courts
mai 30, 2009 Agroalimentaire, Food & Restauration, Marketing, Salon, Vins et Spiritueux
Étant toujours plongé dans l’organisation du plus grand tournoi de tennis au monde, Roland Garros, je n’ai pour le moment pas le temps d’écrire de longs articles. Ceci dit, voici une pub qui mérite le coup d’œil.
Nespresso est le fournisseur officiel de café sur le tounoi de tennis parisien. Un co-branding qui existe depuis maintenant quelques années. Au-delà des produits Nespresso estampillés Roland Garros, Nespresso réalise une campagne de communication sur ce partenariat et publie dans les magazines, une pub fort sympathique, qui met en parallèle le tennis et les capsules Nespresso.
L’image haut de gamme de Roland Garros et de Nespresso s’accordent parfaitement entre elles. Les univers du tennis et du café sont totalement différents et pourtant cette campagne de publicité est une réussite à mon goût, simple et raffinée, totalement en adéquation avec les deux marques et une accroche en deux mots, pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple? Je vous laisse apprécier la simplicité…

Que pensez-vous de cette adéquation parfaite entre Nespresso et Roland Garros? Convaincant ?
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Roland Garros
mai 24, 2009 Evènements, Non classé
Bonjour à tous!
La quinzaine du tennis parisien vient de démarrer et je travaille au sein de l’organisation du tournoi, ce qui demande une attention de chaque seconde. C’est pour cette raison que le blog reprendra son rythme de publication habituel une fois le tournoi passé.
En attendant, vous pouvez toujours relire les anciens articles!
Tags: Agroalimentaire, blog food, edouard borie, Entrepreneuriat, food marketing, Marketing, restaurants gastronomie, restauration, roland garros blog, roland garros food
Faten Ben Ahmed: La Gestion de Crise dans la Restauration
mai 16, 2009 Entrepreneuriat, Food & Restauration, Interview

Voici la première interview d’un professionnel de la restauration sur www.edouardborie.com. J’espère que celle-ci sera la première d’une longue série.
Aujourd’hui, Faten Ben Ahmed répond à mes questions sur la gestion de crise dans la restauration.
Vous décrire en quelques mots ? Quel est votre rapport avec la crise dans la restauration ?
Gérante d’une Agence conseil en communication, gestion de crise, marketing et création : ACTION C4

Secrétaire Générale d’un Think Tank basé à Paris et à Genève : The KITSON.
Associée à l’organisme de formation Carly Abramowitz, j’interviens sur le programme de sensibilisation à la gestion de crise que je viens de créer.
Interventions sur la gestion de crise en Écoles de commerce.
Membre du réseau EPWN (European Professional women network).
Votre rapport avec la gestion de crise dans la restauration?
J’ai été nommée responsable de la communication du Groupe Buffalo Grill fin 2002 alors en pleine crise. J’allais avoir 27 ans. Je me suis tellement investie sans compter mes jours et mes heures, ma priorité : sauver les milliers d’emplois, les familles et prestataires qui dépendent de l’enseigne, l’entreprise et sa réputation et mon patron. J’en ai fait une affaire presque personnelle.
A chaque fois que l’enseigne était attaquée, cela me donnait encore plus l’envie de me défendre. Il ne faut jamais baisser les bras, il faut rester positif et surtout montrer que l’on y croit et que l’on va s’en sortir. Pour ma part, j’étais persuadée que l’on s’en sortirait. Merci à François Picart d’avoir cru en moi. Également à Christian Picart qui m’a donné ma chance en intégrant cette superbe enseigne familiale à l’époque.
Deux ans après, j’ai été nommée Directrice Marketing et Communication du Groupe Buffalo Grill.
J’ai également vécu en 2007, la crise des faux papiers, toujours chez Buffalo Grill.
Fin juillet 2008, j’ai décidé de quitter la société Buffalo Grill pour créer ma propre société et réaliser de nouveaux challenges. On ne quitte pas un bateau quand il coule mais lorsqu’il va bien. Ce fut le moment après 9 ans d’implication et d’investissement personnels.
Quelles sont les qualités indispensables à la gestion de crise ?
Sang froid, résistance, solidité, être positif et battant.
Les individus sont vulnérables en temps de crise :
- Déstabilisés par l’événement
- Minés par le stress
- Susceptibles d’efficacité très variable dans la durée
- Aider le décideur dans sa fonction doit être le premier reflexe des acteurs de la crise
- Essayer de garder une certaine maîtrise de soi pour continuer à gérer la crise, Être à l’écoute des autres, les aider psychologiquement quand le moral baisse, rassurer… Gérer c’est aussi gérer ses émotions, les maitriser.
Peut-on prévoir la crise ? Par quels moyens ?
L’entreprise doit se préparer en amont par la mise en place d’un système de veille en interne pour identifier et donner l’alerte en cas d’évènements susceptibles de se transformer en crise. Les sources d’information étant multiples, il est important de bien vérifier l’information sans la minimiser ni l’amplifier, de l’analyser avant de mobiliser la cellule de crise.
Par ailleurs, l’entreprise se doit de mettre en place les outils et actions nécessaires au-delà du cadre législatif (respect HACCP, audits qualité par des contrôleurs internes et par des organismes externes, certification, norme iso, service consommateurs…) pour se prémunir. Car dans le cadre d’une gestion de crise alimentaire, le client ou l’opinion publique ne pardonne pas le moindre écart ou défaillance.
Ne pas oublier : Crise sans anticipation n’est que ruine de l’entreprise.
Comment motiver avec ses équipes pendant la crise ?
La motivation passe avant tout par la communication, l’information en continu auprès de ses équipes.
C’est également regonfler le moral des troupes et les rassurer en leur montrant que le bateau continue à naviguer avec son commandant et qu’il va vers la destination « sortie de crise ».
C’est aussi humaniser les discours. Dans les périodes difficiles, nous sommes dans un échange qui se veut terre à terre, humain et sans prétention.
Remercier les équipes de leur confiance, de leur courage en temps de crise. C’est reconnaître leur soutien, leur travail et leur attachement à l’entreprise.
Quelques conseils face à une gestion de crise ?
Il y a trois temps :
1er temps : Éviter la disqualification
Il est très important d’identifier rapidement la nature du problème posé pour définir le périmètre du champ d’action afin d’activer la recherche d’informations puis alerter et mobiliser l’organisation en conséquence, à savoir la cellule de crise en isolant la crise.
Établir un livre de bord,
Garder son sang-froid.
Prendre pied sur le terrain de la communication
Commencer à songer à un plan d’action
Ne surtout pas laisser un terrain ingérable
2ème temps : Avoir prise sur l’évènement
3ème temps : Conduire la communication en maîtrisant la question de l’expertise, conduire la crise jusqu’à son terme et l’après crise.
Les meilleurs moyens de redorer l’image de l’entreprise après la crise ?
Il faut pouvoir renouer la confiance avec l’opinion publique, ses clients…, et reconstruire le capital d’image, ainsi que réinsuffler auprès des salariés la confiance dans l’avenir.
Cela dépend donc de la nature de la crise. Pour une crise alimentaire dite consommateur, l’objectif pourra être de répondre à la question suivante comment rassurer autour du problème d’origine, ayant déclenché la crise ? C’est également savoir tirer des leçons/enseignements de la crise.
Il faut ainsi poser une stratégie de la marque qui puisse y répondre et ensuite la traduire par un plan de communication institutionnelle et commerciale.
Bien évidemment la relations médias est tout aussi importante : en temps de crise et « au quotidien ». Les relations presse participent pleinement à la construction de la nouvelle image.
Si c’était à refaire, changeriez vous quelque chose dans la manière dont vous avez géré la crise ?
Oui, il faut savoir tirer des leçons de la crise. Ce fut le cas en matière d’organisation et d’anticipation.
Sinon pour le reste, ce fut une belle aventure humaine et philosophique. On apprend beaucoup sur soi et sur autrui…
Quelques conseils à donner aux jeunes entrepreneurs ?
Rester positif ! Se dire que les échecs sont parfois nécessaires pour une remise en question et mieux rebondir par la suite.
Savoir s’entourer de personnes qui allient la compétence et le respect des valeurs.
N’oubliez pas que votre réussite est avant tout collective !
Donner envie aux personnes qui vous entourent ! Faîtes les participer à vos rêves de réussite et sachez les motiver et reconnaître leur implication.
Privilégier la communication, l’information et le dialogue. L’échange et le partage. Cela évite dans bien souvent des cas de conflits inutiles. Cela permet de mobiliser, de fédérer, de reconnaître les compétences, de renforcer le sentiment de fierté et d’appartenance à l’entreprise. De favoriser l’esprit d’équipe, de reconnaître les bonnes idées qui viennent du terrain.
Quels sont vos projets ?
L’une de mes citations favorites est de Mahatma Gandhi: « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. »
Aujourd’hui, j’ai plusieurs projets en cours dont l’un à portée internationale, cependant d’ici 5 ans, je me verrais bien faire de la politique.
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Atteindre mes objectifs.
Merci à Faten Ben Ahmed pour m’avoir accordé un peu de son temps pour répondre à ces questions! Bonne Chance pour la suite!
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(Starbucks) RED
mai 12, 2009 Agroalimentaire, Entrepreneuriat, Food & Restauration, Marketing

Tout le monde connait le concept Starbucks Coffee. Le succès de l’enseigne est indéniable et c’est pourquoi des mastodontes comme Mc Donald ou KFC tente de copier l’idée en le retranscrivant à leur sauce: McCafé et KFC café. Attention la concurrence! Starbucks a d’autres cordes à son arc, dont cette belle initiative: (Starbucks) RED
(RED) c’est quoi? Petit rappel pour ceux qui auraient oublié, RED c’est une organisation caritative créee par Bono (le chanteur du groupe U2), pour lutter contre le Sida. Le but de l’organisation est de s’associer avec des grandes marques pour vendre des produits classiques comme des converses ou des Ipod, assortis à la couleur officielle de l’organisation le rouge! Ces produits sont des « produits partage », entendez par là qu’une partie des ventes générées est reversée via le GlobalFund à la lutte contre le Sida en Afrique (principal foyer de la maladie). De grandes marques se sont associées à RED: de Converse à Apple en passant par Gap ou Dell sans oublier notre sujet du jour…Starbucks.
Première opération Starbucks et (RED). Le lundi 1er décembre 2008 (Journée Mondiale contre le Sida) voyait tous les Starbucks d’Amérique du Nord lancer l’opération RED cup. Jusqu’au 2 janvier 2009, il était possible d’acheter un nouveau café (édition limitée) aux arômes de saison, menthe, gingembre, cannelle et truffe dans une cup rouge, symbole du produit « partage ». Ce partenariat engage Starbucks à reverser au Global Fund 5 centimes par boisson spéciale de Noël vendue.
Pour lancer efficacement l’opération, Starbucks décida de frapper un grand coup: sur toutes les cups vendues lors de la première journée, peu importe le goût ou le modèle, 5 centimes étaient reversés à RED. La suite de l’opération ne concernait que les cups rouges.
Dans le même temps, Starbucks lançait un site dédié à l’opération: StarBucks RED. En plus de vous informer sur l’opération, le site vous permet de faire des promesses d’achats et d’avoir une estimation du nombre de jours de médicaments assurés par vos dons. Malheureusement, le site ne prend pas en compte les ventes effectuées directement en magasin mais les compteurs évoluent en live! C’est un peu le téléthon disponible quand vous voulez et où vous voulez! Pour informations, il faut 9 cafés Starbucks Exclusives pour assurer un jour de traitement pour une personne malade en Afrique. Il va falloir en boire des cafés…
Pourquoi cette opération ne dure pas toute l’année? L’initiative de Starbucks (ou de Bono?) est louable mais pourquoi ne pas faire passer cette opération temporaire en opération permanente? Pour mieux comprendre il faut s’intéresser au comportement du consommateur. Le consommateur est plus apte à donner ou coopérer dans certaines conditions…Tout d’abord la période de l’opération a lieu pendant la fin de l’année, moment de partage où l’esprit convivial de Noel est dans toutes les têtes. En cette période, les gens sont plus généreux et hésitent moins à donner. De plus, le produit édition limitée « Noël » attire l’attention du consommateur, en plus de vivre dans l’esprit de Noël, le consommateur va « boire Noël ». Alors si en plus de tout cela, on rajoute le fait que 5 centimes sont reversés à la lutte contre le Sida, on se dit que l’opération est plutôt bien sentie. Le fait que l’opération ne soit que temporaire a probablement plus d’impact sur les ventes, qu’une opération permanente car le consommateur ne ressent pas la lassitude, qu’il peut avoir avec un produit en vente toute l’année. L’opération marque les esprits car elle change temporairement les repères du consommateur qui va chercher à les retrouver en s’intéressant à cette opération. Donc pas d’inquiétudes, les intentions de Starbucks sont bonnes puisque le contrat avec RED a été signé pour plusieurs années.

Une façon pour Starbucks de renforcer ses liens avec le territoire africain. C’est évident Starbucks profite aussi de cette opération pour améliorer sa notoriété et son image de marque. Agir pour la bonne cause et mettre en place un social business est plutôt bien vu auprès des consommateurs, sans parler des employés qui sont fiers de travailler pour une noble cause. Il faut aussi savoir que Starbucks est proche de l’Afrique: l’une des matières premières utilisée par Starbucks, le café, est issu en partie du continent Africain. Je vois donc cette initiative comme un juste retour des choses. Ce que l’Afrique fournit à Starbucks, Starbucks le rend sous une autre forme.
Cela ne doit pas devenir un atout marketing. Je pense qu’il est dangereux d’utiliser ce type d’opération pour se faire de la publicité, la modestie est la meilleure réponse face à ce genre de campagne. Sinon, d’un point de vue éthique, cela deviendrait vite incontrôlable. Il ne faut pas perdre de vue le but à atteindre et ne se focaliser que sur celui-ci, sauver des vies. De même, participer à ce genre d’action ne doit pas être synonyme de « s’acheter une conscience » comme souhaiteraient le faire des grands groupes industriels influents. Starbucks continue donc dans sa politique sociale en se positionnant comme citoyen du monde. Je vous rappelle que Starbucks a aussi signé la charte « Shared Planet » qui milite pour que le commerce soit positif pour la terre et ses habitants.
Le reste du monde? Le coup d’essai a eu lieu en Amérique du Nord, espérons que l’année prochaine l’opération soit lancée dans tous les Starbucks de la planète et que le nombre de produits RED soit encore plus important. On peut même espérer que les concurrents directs ou indirects comme Mc Donald, Burger King etc, agissent de même. Starbucks a ouvert la brèche manque plus que les autres poids lourds du food s’y engouffrent!
Que pensez-vous des entreprises qui vendent des produits (RED)? Bénéfique ou rachat de conscience?
Tags: blog food, bono starbucks, Burger King, café starbucks, comportement du consommateur, fast food, Marketing, mc café, mc donald, restauration, shared planet, social business, starbucks, Starbucks marketing, starbucks red
TVA à 5,5% Mode d’Emploi
mai 8, 2009 Entrepreneuriat, Food & Restauration, Marketing
Après un long débat européen, la TVA va être réduite à 5,5% au lieu de 19,6% dans la restauration. En tant que restaurateur, comment faut-il gérer ce changement par rapport à la clientèle? Voici quelques pistes…
Vous avez plusieurs solutions pour réagir face à cette baisse de la TVA à vous de choisir celle qui vous convient le mieux.
Laisser les prix inchangés et augmenter son bénéfice directement. Le client est habitué à vos prix, parfois il ne fait même plus attention à ceux-ci, alors pourquoi ne pas juste profiter de cette baisse de TVA pour se faire un petit bénéfice supplémentaire? C’est une solution envisageable… Après tout le métier de restaurateur est assez difficile et tout le monde doit gagner sa vie. Malheureusement, certains clients font attention aux prix et sont au courant de la baisse de la TVA, ces clients peuvent se sentir un peu abusés s’ils ne trouvent pas de répercutions sur les prix et du coup ils ne reviendront probablement plus chez vous. Un choix à double tranchant.
Le compromis, le win-win ou le 50-50, appelez le comme vous voudrez. Une alternative où tout le monde y gagne. L’idée c’est de baisser un peu son prix de vente (assez pour que cela soit visible aux yeux et au porte-monnaie du client) mais de ne pas le descendre trop afin de réaliser une marge supplémentaire grâce à la baisse de la TVA. En gros, vous répercutez 50% de la baisse de la TVA sur le prix de vente et le reste c’est dans votre poche. En tant que restaurateur vous y gagnez deux choses: un bénéfice plus important et la satisfaction du client.
Répercuter intégralement la baisse de la TVA sur les prix et offrir aux clients une offre plus attractive. Ne pensez pas forcément à augmenter votre bénéfice tout de suite, vous avez survécu jusqu’ici avec une TVA à 19,6%, pourquoi ne pas continuer ainsi et faire profiter votre clientèle de cette baisse de TVA? La reconnaissance n’en sera que plus grande. C’est clairement une solution à long terme qui vous permettra de fidéliser la clientèle si vous communiquez bien sur votre action.
Prendre la décision et la mettre en évidence aux yeux des clients. Dans les deux derniers cas, il est important de mettre en évidence votre décision finale et votre positionnement. Communiquer est le moyen de faire comprendre aux clients que vous faites quelque chose dans son intérêt. Si vous avez baissé vos prix, il est bon que le client soit au courant de ce changement, sinon cela risque de passer inaperçu. La transparence des prix face à cette baisse de la TVA est indispensable pour que votre activité en soit impactée. Un moyen simple de le mettre en évidence est d’ajouter une colonne « avant après » à vos prix. Le client percevra clairement le changement de prix, ce qui ne peut-être que bénéfique pour vous car vous serez perçu comme un restaurateur qui agit dans l’intérêt de ses clients. Ce qui représente un avantage certain face à la concurrence.
Le 1/3, 1/3, 1/3. L’idée est de répartir la baisse de la TVA équitablement entre l’entreprise, les salariés et les clients. Tout le monde y gagne. Le salarié est satisfait de cette baisse et y trouve son compte avec une augmentation de salaire, le client paie un prix inférieur et l’entreprise réalise quelques bénéfices! Après il faut trouver le juste équilibre dans la répartition.
Pour quelles solutions avez-vous opté? Comment communiquez-vous à propos?
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La Cuisine Moléculaire au Laboratoire
mai 5, 2009 Food & Restauration
La cuisine moléculaire attise les curiosités. De grands chefs en ont fait leur cœur de métier et leur spécialité comme Thierry Marx. Lors de la soirée Guy Degrenne pour le lancement des nouveaux couverts X Y, j’ai pu goûter à la cuisine moléculaire de Thierry Martin, ancien second de Thierry Marx. Mes impressions.
Le cadre. La soirée a eu lieu au 4 rue du Bouloi à Paris. A cette adresse se trouve un centre socio-culturel qui porte un nom spécial « Le Laboratoire ». C’est un « nouveau lieu de création et de diffusion qui se fixe comme objectif d’initier des processus fructueux de collaboration entre artistes et scientifiques ». Un lieu idéal pour un chef moléculaire que l’on peut considérer comme un artiste et un scientifique à la fois. Le lieu est très design, des miroirs au plafond, des chaises originales, bienvenue dans Alice au pays des merveilles. De quoi passer un bon moment.
Oui chef! Thierry Martin était aux commandes de la cuisine ce soir là. Son nom ne vous est pas inconnu, c’est un collaborateur de Thierry Marx et son ancien second si je ne m’abuse. Thierry Marx étant la référence de la cuisine moléculaire, nous n’étions pas entre de mauvaises mains avec son second. Nous avons donc eu le droit à un menu moléculaire spécialement prévu pour l’occasion.
Qu’est ce qu’on mange?
« Fourchette mise en bouche pour noix de Saint-Jacques grillées et pulpe d’ananas à la cardamone. Huître sur sa spatule mise en bouche et émulsion de pamplemousse «

Spatule mise en bouche pour risotto de soja et Saint-Jacques en fourchette gourmet«

« Volaille conique et son arôme Tagine et ses outils de dégustation »

« Méli-Mélo de couverts gourmandise pour un toffee et chocolat en déclinaison thermique »

« Café accompagné de sa cuillère Moka et meringue givrée »

Perdre ses repères et apprécier. Parfois surprenant, parfois déroutant, les mets proposés n’ont pas tous le même succès.On ne peut pas dire que ce soit mauvais ou bon, il faut s’intéresser à d’autres critères. Le souci de la cuisine moléculaire est que le convive n’a quasiment plus les repères habituels qui lui permettent de ne pas se sentir perdu face à son assiette expérimentale. Difficile d’apprécier immédiatement un met alors que c’est la première fois qu’on le goûte. J’avais entendu dire qu’il fallait goûter cinq fois un nouvel aliment avant de l’apprécier à sa juste valeur, c’est pourquoi un dîner moléculaire est souvent déroutant la première fois…
La faim au ventre. Ne vous attendez pas à sortir rassasié d’un repas moléculaire. Les quantités sont comme le dîner: expérimentales. Portez plutôt votre attention sur les points suivants avant de déguster: quelles nouvelles techniques ont été utilisées ou crées par le chef? Les produits utilisés sont-ils des produits originaux? Admirez la complexité du travail réalisés dans votre assiette et dégustez.
Impossible à faire chez soi. La vraie cuisine moléculaire n’est pas une cuisine d’amateurs. On oublie les petits plats « home cooked » et on sort les sceaux d’azote liquide. Devenir chef moléculaire ne s’improvise pas, les risques liés à l’utilisation de l’azote liquide mérite une formation complète ainsi qu’un respect des conditions de sécurité. Ne tentez pas l’impossible à la maison.
Une expérience avant tout. La cuisine moléculaire est quelque chose à vivre une fois dans sa vie mais n’en n’attendez pas trop. L’effet de mode est encore fort et au final on peut se retrouver avec des assiettes qui n’ont rien de vraiment moléculaires… Si vous souhaitez goûter à cette cuisine, cherchez la valeur sûre, les grands chefs, Thierry Marx en tête de ligne mais soyez prêts à y mettre le prix…
Après cette expérience je ne pense pas retourner de si tôt à un dîner moléculaire. Je n’ai pas été époustouflé par ce repas même si celui-ci reste une bonne expérience. Avez-vous déjà essayé la cuisine moléculaire? Bon ou mauvais souvenir?
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Guy Degrenne et la Cuisine Moléculaire
mai 1, 2009 Marketing
La cuisine moléculaire est une nouvelle forme de gastronomie qui tente d’innover en faisant évoluer les techniques de cuisson et les repères de nos convives. C’est avec plaisir que j’ai pu à mon tour goûter à la cuisine moléculaire à l’occasion de la soirée Guy Degrenne au Laboratoire à Paris. Première partie » La collection XY »
Cette soirée était l’occasion de nous présenter les nouveaux couverts X Y de Guy Degrenne. Pourquoi nous présenter ces nouveaux couverts autour d’un dîner moléculaire? La réponse est simple, le design des couverts s’accorde plutôt bien à cette cuisine moléculaire, tout simplement innovant!
L’idée de la création de ces couverts repose sur les attentes différentes des hommes et des femmes et la manière de les lier afin de trouver un compromis plaisant aux deux partis. L’homme aime ce qui est robuste, solide et fonctionnel tandis que la femme est plus attirée par l’esthétique, la finesse et l’ambiance. En tant qu’homme qui se respecte, le couteau m’a beaucoup plu pour sa bonne prise en main et le travail des lignes dont il a fait l’objet. La fourchette est légère et plaisante a utiliser, la cuillère quant à elle est gourmande à souhait. La fusion des courbes féminines et la robustesse masculine est bien retranscrite dans ces couverts XY… La présentation vidéo pour les curieux:
XY marketing. Guy Degrenne s’est attaqué à un travail marketing compliqué en créant ces nouveaux couverts. Toute la difficulté consistait à toucher deux cibles très différentes avec un seul et même produit. Dans notre cas, il fallait réussir à toucher les femmes et les hommes avec les mêmes couverts. Chaque personne utilisant ces « couteaux fourchettes cuillères » doit retrouver les valeurs et les repères qu’il connait et qui l’attirent. Au final et après de longues études socio-marketing le résultat est à la hauteur de nos attentes.
Êtes-vous plutôt X ou Y? Est-ce que vous pensez comme un homme ou une femme? Pour en savoir plus sur vos goûts et la manière dont vous pensez. L’équipe marketing Guy Degrenne a mis au point un petit test d’une dizaine de questions pour que vous en sachiez plus sur votre profil. Un test plutôt ludique et inattendu pour un produit comme des couverts. Attention! les résultats peuvent être surprenants.
La cuisine moléculaire chère à Thierry Marx fait de plus en plus parler d’elle… La suite dans la deuxième partie.
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