Saint Valentin Chez Eat Sushi

Pour certains la Saint-Valentin c’est la fête des amoureux. Pour d’autres, c’est un coup monté,  un  simple prétexte inventé par les services marketing et commerciaux des entreprises, pour nous faire dépenser quelques euro supplémentaires au nom de l’amour… Saint Valentin chez Eat Sushi

Le 14 février, c’est le jour où les restaurants et les magasins de fleurs sont pris d’assaut par les couples d’amoureux. Pour cet évènement particulier, les restaurants traditionnels préparent des menus spéciaux à des prix tout aussi spéciaux, histoire de rentabiliser au maximum l’évènement… Les réservations pleuvent de toute part et les restaurants traditionnels affichent souvent « complet ». Une aubaine pour un secteur d’activité moribond.

Ce pic d’affluence, c’est aussi une guerre marketing pour la restauration à emporter. Si vous n’avez pas réserver à temps une table dans votre restaurant favori, vous avez toujours la possibilité de commander et de rentrer chez vous pour un diner en tête à tête. Certains restaurants  ont senti le filon et ont donc prévu une opération marketing spéciale « Saint Valentin », comme Eat Sushi.

La Saint Valentin made in Eat Sushi. Vous avez probablement reçu un texto de la part de Eat Sushi pour leur dernière offre promotionnelle : « Pour la Saint Valentin, une rose accompagnera chacune  de vos commandes. Offre valable du 12 février au 14 février. Profitez aussi de notre sélection de champagne à prix calin. » Une offre qui plaira à coup sûr à Monsieur, qui fera d’une pierre deux coups (fleur et restaurant) et à Madame pour cette délicate attention. En mettant en place cette offre, Eat Sushi se différencie de la concurrence et risque donc de voir ses commandes largement augmentées ce week-end!

Un autre bon plan Saint Valentin signé Starbucks. Si vous passez proche d’un Starbucks ce dimanche, voici un bon plan Saint Valentin que j’ai déniché grâce à Cristian de Fastandfood: « dimanche, Starbucks offre aux premiers amoureux qui se rendront dans les salons de café, des cupcakes citron ou chocolat ».

J’encourage donc tous les restaurateurs a profiter de la fête des amoureux pour mettre en place des offres marketing originales qui plairont à la clientèle sans tomber dans les clichés: menus irraisonnablement chers et beaucoup trop classiques.

 

Les Restos se Mettent au Vert!

Mode, tendance ou réelle prise de conscience, l’écologie et le développement durable sont au cœur des débats. Chacun fait ce qu’il peut pour mettre la main à la pâte. De plus en plus de restaurateurs sont sensibles à cette approche « verte ». Les restos se mettent au vert!

Sans tomber dans le cliché, la question mérite d’être soulevée. Certains restaurateurs ont bien compris que ce positionnement écolo était bénéfique à plusieurs niveaux, bien évidemment pour la planète, pour  l’image de leur entreprise et pour tout simplement faire partie de la révolution verte qui se met en place.

Que ce soient les fast-food ou les restaurants traditionnels, chacun y va de son geste pour contribuer à la cause. Première exemple probant: la chaine de fast-food « Quick ». L’un des problèmes des fast-food? Ils émettent un grand volume d’emballages. Solutions? En 1999, Quick change le polystyrène des boites de ses hamburgers pour des boîtes en carton plus « écolo » permettant de réduire de 25% ses déchets. Quick adopte le même concept pour ses commandes à emporter: les sacs en plastique ont fait place au papier kraft. Prochain changement à prévoir? Quick tente de remplacer les différents emballages et accessoires en plastique pour des matières entièrement recyclables.

Les restaurants traditionnels ne sont pas en reste. Certaines grandes chaines de restauration se sont engouffrées dans la brèche du développement durable et de l’écologie, dont Courtepaille qui a mis en place un programme répondant au doux nom d’ « Ecopaille ». Au programme? Recyclage de l’huile de friture en bio carburant, nettoyage des restaurants avec des produits eco friendly, ou encore tri des détritus. Une bonne initiative à saluer. Voici le site Ecopaille.

Transformer ce « green washing » en atout marketing. Cela fait déjà plusieurs années que certains restaurants sont préoccupés par ces problèmes, mais c’est seulement depuis quelques mois qu’ils communiquent dessus… Depuis que le sujet a pris de l’importance dans la société (grenelle de l’environnement, Copenhague, etc.), les entreprises ont compris que leurs intérêts étaient de communiquer sur leurs actions, afin de bénéficier d’une image de « resto green and clean ».

A quand un label éco responsable pour les restaurants? A ma connaissance, il n’en n’existe pas  encore aujourd’hui. Par contre, il existe un label européen éco responsable pour les hôtels, dont certaines règles peuvent être appliquées aux restaurants.

J’encourage donc tous les restaurateurs à réfléchir à la manière dont ils pourraient agir  à leur échelle sur l’environnement et bien évidemment à communiquer auprès de leur clientèle!

 

Les Livreurs Adoptent Une Conduite Responsable

On a tous déjà été surpris par un jeune livreur en mobylette risquant   sa vie sur la route, tout ça dans le but de livrer le plus rapidement possible une simple pizza ou même quelques sushis… Ce temps là est (en partie) révolu! Les livreurs adoptent une conduite responsable!

Les meilleurs donneurs d’organes sont les livreurs de pizza… Pour mettre fin au carnage humain (nombreux décès) et financier (nombre d’amendes et d’accidents), il fallait trouver une solution. Planet Sushi s’est penché sur le sujet et a mis en place un système novateur pour contrer les problèmes dus aux livraisons express.

La solution Planet Sushi. Pour éviter que les livreurs ne transforment en « Schumacher » du bitume et par la même occasion donnent une mauvaise image de leur entreprise, les dirigeants de Planet Sushi ont décidé de coller sur chaque mobylette une pancarte, avec le numéro de mobylette ainsi que le numéro de téléphone du restaurant. En faisant cela, ils incitent les gens victimes de la mauvaise conduite des livreurs à se plaindre au téléphone.  Qui a parlé de délation?

Si l’idée est bonne, ce n’est pas encore la panacé… Outre le fait de pousser à la délation la population, cette solution n’est peut-être pas la meilleure, mais elle a le mérite d’exister. Dans le cas des livraisons, le profit de l’entreprise passe souvent avant la sécurité des employés. Certaines entreprises paient leurs livreurs aux nombres de livraisons, ce qui est dangereux car le livreur aura tendance à prendre plus de risques pour être payé plus. Ceci dit, toutes les entreprises ne fonctionnent pas de cette manière, certaines rémunèrent leurs livreurs au smic horaire, mais sous la pression des managers certains livreurs se sentent obligés d’aller plus vite, ce qui au final revient au même. De plus en tant que conducteur, il me semble peu évident d’arriver à lire et à noter le numéro de la mobylette, quand vous êtes au volant et que la luminosité baisse en soirée, à moins d’être à un feu rouge avec un stylo et papier à portée de main…

Le bon côté des choses. Le bon côté de cette pancarte accolée à la mobylette est qu’elle a une chance de responsabiliser le livreur qui du coup fera plus attention à sa manière de conduire. Planet Sushi adopte une transparence totale et prend ses responsabilités en main. Ils sont conscients du problème de sécurité et tentent de le résoudre: un bon point. De plus, cette forme de communication ne coûte quasiment rien à mettre en place.

Au final on retiendra que c’est une bonne initiative, malgré l’aspect délation… Conseil à tous les livreurs: il vaut mieux faire une livraison de moins et revenir en vie à la fin de la soirée…

Êtes-vous plutôt pour ou contre ce « système de sécurité » lors des livraisons?

 

source image: sushiz.com

Le Nomiya au Palais de Tokyo

Pour réussir dans le monde de la restauration, il faut dépayser le client, l’inviter au voyage. Pour ce faire, le cadre de votre restaurant et la qualité de votre cuisine sont des atouts majeurs. Le restaurant conceptuel le Nomiya applique à merveille ces recettes. Personnes sujettes au vertige s’abstenir…

Sur les toits de Paris. Art Home (à prononcer arôme) est une exposition qui a lieu au Palais de Tokyo en ce moment même, à Paris. Cette exposition est divisée en plusieurs parties:  première partie, le Nomiya. C’est le nom qui a été donné au restaurant éphémère et conceptuel crée par l’artiste Laurent Grasso. L’édifice est entièrement en verre et en métal, pour un résultat très design. Ce « restaurant » est situé sur le toit du palais. On peut y déjeuner ou dîner avec une vue exceptionnelle sur Paris et la tour Eiffel jusqu’à fin 2010.

Un voyage artistique et culinaire. La première condition pour dépayser le client est remplie haut la main, le cadre est plus qu’original. La deuxième condition est la qualité de la cuisine, que trouve-t-on dans les assiettes? Du non conventionnel, on tente de nous faire perdre nos repères en sortant les produits de leur élément et en les intégrant à de nouvelles recettes. Attention, le menu change en permanence selon l’inspiration du chef, Gilles Stassart. D’ailleurs, il vous explique en quelques mots le principe du voyage culinaire:

Simple visite et ateliers cuisines. Pour les cuistots et grands gourmands, des ateliers culinaires ont lieu dans la grande cuisine moderne de l’exposition. « Entre apprentissage des techniques et découverte des saveurs de saison, venez participer à un atelier pas comme les autres. Associé à un jardin potager, il est l’une des étapes du voyage culinaire « Art Home ».  Avec Gilles Stassart ou son équipe, vous découvrirez les secrets et les inspirations d’une partie des recettes servies la veille dans l’espace NOMIYA. Vous en apprendrez l’histoire et la réalisation et pourrez les savourer autour d’une table. »  Pour ceux qui souhaitent juste visiter l’exposition, c’est possible, rendez-vous sur le site Art Home.

Êtes-vous attirés par ce type de restaurant conceptuel?

La Restauration sur de Bons Rails?

Les nouveaux concepts de restauration sont souvent des mines d’or pour les entrepreneurs qui ont de l’argent à investir. Le concept qui nous intéresse aujourd’hui nous emmène en Allemagne, à Nuremberg. La restauration sur de bons rails!

Plus besoin de chefs, plus besoin de serveurs? Dernièrement, nous avions vu que certains restaurants au Japon commençaient à remplacer leurs chefs par des robots (voir cet article). Aujourd’hui, ce sont les serveurs qui sont visés. Les restaurants tentent de  les remplacer, grâce à un système ingénieux de rails.

Le « S Baggers » est un restaurant qui se veut futuriste. Un restaurant 2.0, proposant de la nourriture saine, pauvre en graisses et sans additif. Mais l’originalité ne vient pas de là!  Vous vous asseyez, pas de serveur à votre disposition; mais un écran tactile connecté à internet qui vous permet de passer  commande.

Pour activer l’écran tactile, vous avez à votre disposition une carte magnétique. Une fois l’écran activé,  vous sélectionnez le nombre de convives et chacun se retrouve avec une couleur assignée. Vous choisissez vos entrées, plats et desserts en quelques clics. Les informations sont envoyées directement en cuisine. Il ne vous reste plus qu’à attendre quelques minutes en surfant sur internet.

Au dessus de votre table, se trouvent des rails en colimaçon. Ces rails sont reliés à la cuisine où le chef et sa brigade préparent les plats. En quelques minutes, votre plat est prêt. Le chef n’a plus qu’à déposer les plats sur le rail  conduisant à votre table pour qu’ils atterrissent en douceur, juste devant vous. Chaque cocotte qui descend du rail est marquée d’une couleur propre à chaque convive, impossible de prendre le plat de son voisin! Une vidéo pour bien vous rendre compte du concept:

En plus d’être original, ce concept à d’autres avantages. Le restaurateur y trouve son intérêt:

Un gain de temps non négligeable, évitant les va et vient des serveurs,

Des coûts moins importants, pas de salaires de serveurs à payer,

Une prise de commande automatisée, meilleure gestion logistique,

Une évaluation du client, grâce au système de notation, accessible directement sur l’écran tactile,

- Le client n’a pas de pourboire à donner.

Par contre, il faut un minimum de personnel pour débarrasser les tables, à quand le retour automatique des assiettes en cuisine? Pour ceux qui souhaitent plus d’informations, le site du restaurant.

Comme quoi, parfois les bonnes choses tombent du ciel… Ce concept remet en cause la présence des serveurs dans les restaurants et aussi le débat sur leurs salaires. A quand un restaurant se passant de chefs et de serveurs?